Le secteur nautique entre deux eaux

Rédigé le 12 décembre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

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Par Pierre Havez

Le Vendée Globe nous le rappelle : la France reste l’un des principaux marchés mondiaux du nautisme. On compte dans l’Hexagone pas moins de 4 millions de plaisanciers réguliers et environ 500 000 bateaux de plaisance en activité. Conséquence de cet engouement, le pays concentre nombre de constructeurs navals. Pendant que la régate bat son plein au coeur de l’océan Indien, penchons-nous sur les concepteurs de bateaux français cotés en Bourse.

Stabilisation des ventes

Le secteur nautique français sort petit à petit la tête de l’eau. Selon la Fédération des industries nautiques (FIN), entre septembre 2010 et juillet 2011, le marché du neuf s’est stabilisé à 18 000 unités immatriculées – après les chutes de 17,5% au cours de l’exercice 2008-2009 et de 3% en 2009-2010. L’avarie est réparée ! Dans le détail, les ventes de voiliers reculent encore de 3% mais il y a du mieux après la chute de 8,1% lors de l’exercice précédent. Les bateaux à moteurs, qui représentent tout de même les /4 du marché, progressent pour leur part de 3%. Dans le même temps, le nombre de transactions en occasion augmente de 4% à près de 57 000 unités.

La forte récession ayant affecté les pays développés et fait chuter les ventes de bateaux semble donc s’estomper. Serait-il temps de lever les amarres ? Le dynamisme actuel du marché de l’occasion augure « très favorablement » des ventes dans le neuf en 2011-2012, estime Yves Lyon-Caen, président du conseil de surveillance du groupe BENETEAU (FR0000035164), dans un entretien aux Echos. Autre indicateur positif, l’activité nautique a enregistré un bon niveau d’activité pour les loueurs de bateaux malgré la météo médiocre du mois de juillet dernier.

Misez sur le bon skipper !

L’ancêtre du secteur français, le groupe BENETEAU, créé en 1884, demeure le leader européen de la construction de bateaux de plaisance. Sur l’exercice achevé, son chiffre d’affaires annuel coule cependant de 9,9% à 830,5 millions d’euros. Les ventes de la division « Voile » reculent de 15,4% à 343,6 millions d’euros tandis que celles de la division « Moteur » baissent de 8% à 265,5 millions. Dans le même temps, son résultat opérationnel courant prend l’eau pour s’établir à un niveau quasi-nul sur l’année… Ces résultats pèsent sur le cours de Bourse : la valeur perd 0,58% depuis le 1er janvier à la clôture du 11 janvier 2012. Pourtant, la conjoncture du secteur et les perspectives du groupe pour l’année prochaine laissent augurer d’un retour aux bénéfices prochain. Restez prudent, naviguez à vue sur la valeur.

Sur la même période, le constructeur PONCIN YACHTS (FR0010193052), spécialisé dans les bateaux, monocoques et catamarans haut de gamme, voit son activité s’améliorer de 2,3% à 35,1 millions d’euros malgré une baisse de 7,3% à 28,9 millions d’euros des ventes de bateaux. Le résultat opérationnel reste toujours sous l’eau, négatif de 1 million d’euros. Le groupe fortement endetté a dû procéder dernièrement à une augmentation de capital de 10,8 millions d’euros et renégocier sa dette avec un syndicat bancaire. Grâce au succès de sa nouvelle génération de « Catana », il prévoit une « forte progression de ses résultats » l’année prochaine. De quoi faire oublier le naufrage de 36,36% de son indice depuis le début de l’année ? Sa progression de 3,16% depuis un mois montre que le titre retrouve un peu d’oxygène.

Le luxe comme antidote à la crise ?

Pas sûr. La santé du concepteur de yachts pour milliardaire, RODRIGUEZ GROUP (FR0000062994), ne va pas dans ce sens. Le groupe, basé dans le sud de la France, souffre sur l’ensemble de l’exercice 2012, malgré un net rebond au troisième trimestre. Son activité est en décroissance de 22% à 77,9 millions d’euros et son déficit net se creuse à 34,8 millions d’euros. Un chiffre à comparer avec le résultat positif de 3,8 millions d’euros de l’année précédente, qui s’explique notamment par le plan de redressement entamé par la direction. Ce dernier semble ainsi porter ses fruits puisque le résultat opérationnel courant du groupe s’est, lui, redressé, passant de -63,7 millions d’euros à -10,3 millions sur l’exercice écoulé. La valeur s’en ressent, progressant de 47,20% depuis six mois et de 17,57% depuis le début de l’année civile.

Le constructeur de catamarans de croisière, FOUNTAINE PAJOT (FR0010485268), a publié un chiffre d’affaires annuel de 38,4 millions d’euros, en hausse de 8,8% par rapport à l’exercice précédent. Une croissance notamment tirée par le haut de gamme (+38%) et le succès de son dernier modèle, l’Hélia 44. En manque de visibilité, la direction n’a pas fait de prévisions pour 2013. Le cours rebondit de 7,65%, depuis un mois, alors qu’il était stable (+0,83%) depuis le début de l’année.

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