Le secteur automobile : vers un rebond de court terme… mais après…

Rédigé le 5 septembre 2011 par | Big caps Imprimer

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L’équipe de rédacteurs qui contribue à l’élaboration du Billet du Trader a déjà largement décrit la situation et les perspectives des grands indices boursiers occidentaux. Nous avons voulu jouer le rebond un peu trop tôt cet été, dès les 3 300 environ, sauf que le marché est allé bien plus bas que ce que nous pensions.

Mais pour l’heure, nous anticipons toujours un rebond, jusqu’aux 3 400 points – voire 3500 points, comme nous vous le disions l’autre fois :

« Reste à déterminer l’ampleur et le timing. (…) l’indice poursuit l’ébauche d’une reprise en W sur 3 000/3 015 points et s’extrait par la même occasion de son canal baissier court terme (3 850/2 900). Il franchit ainsi la MM13 qui ‘coiffe’ l’indice depuis le 27 juillet…

L’étape décisive sera le franchissement de la MM20 qui gravite dans la zone des 3 250 points, c’est-à-dire le niveau de résistance testée lors du rebond technique du 9 au 17 août. Mécaniquement, le W haussier induit un objectif de 3 500 points avec la possibilité de voir le gap des 3 522 points (du 2 août) comblé dans la foulée. Attention toutefois au risque de voir le CAC 40 buter sur les 3 400 points, c’est-à-dire sur un zénith testé par deux fois début janvier puis fin mai 2009. »

Voilà donc pour le court terme : un rebond de 200/250 points à jouer.

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Pour ce qui est du moyen terme, le moins que l’on puisse dire c’est que le sentiment général n’est pas fameux dans nos bureaux et le long terme constitue un abîme d’incertitudes parsemé de récifs acérés.

L’horizon reste flou dans la longue-vue Tout ce que nous avons écrit dans ces lignes depuis la mi-août traduit une forte cohérence des pronostics. Bien que nous ayons tous des profils psychologiques et des centres d’intérêts très diversifiés (actions, devises, matières premières…), un constat ne manque pas de faire l’unanimité : Wall Street a effectué une sortie de route sans même avoir laissé sur la chaussée la moindre trace de freinage, contrairement aux places européennes qui avaient levé le pied dès la fin mai.

L’EuroStoxx 50 affichait une croissance nettement moins impressionnante que le S&P ou le Nasdaq 100 depuis deux ans, et pourtant, le choc s’est avéré beaucoup plus violent et destructeur (de valeur) de ce côté-ci de l’Atlantique. Les indices européens ont enchaîné plusieurs tonneaux tandis que Wall Street n’effectuait qu’un simple tête-à-queue.

Puisque ce phénomène ne s’explique guère par le différentiel de croissance économique ou par de fortes disparités de profits parmi les multinationales… force est de constater une fois encore que l’argent injecté par la Fed jusqu’au printemps dernier agit bel et bien comme un airbag.

Mais il est une autre réalité qu’il est difficile d’occulter, même si ne n’est pas très « politiquement correct » : il s’agit de l’efficacité des campagnes de dénigrement et de déstabilisation de la zone euro par des économistes, des banques et de grands médias américains.

Les plus grosses fautes de conduite budgétaire ont eu lieu aux Etats-Unis cet été (se remémorer le spectacle affligeant offert par le Congrès US sur la question du plafond de la dette). Ce sont pourtant les Bourses européennes qui écopent des plus lourdes amendes ! Il apparaît fort probable que l’usage de l’euro constitue aux yeux des anglo-saxons une circonstance aggravante.

L’autre grief serait que nos entreprises sont moins investies dans les zones géographiques bénéficiant d’une forte croissance (Asie, Amérique du Sud). Nous pouvons admettre a priori la pertinence de cet argument mais il est au moins un secteur qui n’a pas à rougir de son implication en Chine ou au Brésil : il s’agit du secteur automobile.

L’automobile française, bien positionnée pour de la croissance dans les émergents Les constructeurs de grosses berlines allemandes cartonnent littéralement dans l’empire du Milieu et le « milieu de gamme » se vend très bien en Amérique du Sud. Les constructeurs français tentent de suivre le mouvement et ont multiplié les alliances industrielles et contrats de licence de distribution avec leurs homologues chinois. Pourtant, ils sont frappés par une lourde correction depuis début juillet, l’indice sectoriel automobile français (qui englobe les équipementiers) est retombé en six semaines d’un sommet de 870 à un plancher de 548 points, le 22 août. (Le graphique ci-dessous est en mensuel, mais marque bien l’effondrement du secteur en aout.)

Le parallèle avec le scénario indiciel observé à Wall Street est saisissant. Le timing est pratiquement identique, la différence est elle, certes, de taille (concernant l’ampleur du repli), mais c’est inhérent au degré de volatilité historique de Peugeot, Valéo ou Renault (ainsi que de Volkswagen, Toyota et General Motors).

Mais attention au retournement en Chine ! Se borner à ce seul constat, ce serait lâcher la proie pour l’ombre : la chute du compartiment automobile ne constitue pas qu’un signal d’alerte sur la conjoncture des seuls pays développés (Europe, Japon, Etats-Unis) qui prennent soudain conscience que la croissance s’avère très inférieure aux prévisions (surtout aux Etats-Unis). Le mini-krach de juillet/août nous alerte également sur un renversement de tendance majeur en Chine, ce dont nous n’avions cessé d’avertir nos lecteurs depuis l’automne dernier avec les hausses de taux en série orchestrées par Pékin et la suppression des incitations à l’achat d’un véhicule individuel puis les restrictions appliquées aux immatriculations dans les grandes métropoles.

Les marchés sont demeurés complètement autistes et ont continué de faire comme si de rien n’était, jusqu’à fin juin (même Fukushima ne les avait pas ébranlés dans leur conviction haussière !). Aujourd’hui, les investisseurs dont les yeux se dessillent sont abasourdis de constater que si la progression des ventes en Chine avait atteint +30 à +33% en 2010, elle ne devrait pas dépasser +3 à +3,5% en 2011.

Comment cette réalité toute simple a-t-elle pu être ignorée à ce point par les analystes et les stratèges ? Vous faut-il de nouvelles preuves que les marchés qui fonctionnent comme des automates (confiance aveugle dans les algorithmes et les robots de trading), sont inefficients, ne voient rien, n’anticipent rien ?

Les niveaux à surveiller Du point de vue technique, le scénario nous apparaît limpide : nous venons de subir (enfin, pas ceux qui nous lisent) la première vague de correction moyen terme. L’expérience nous enseigne que le processus en comporte deux, et parfois trois : autrement dit, les actionnaires qui s’accrochent aux poignées du wagonnet sont encore loin d’avoir atteint l’ère d’arrivée des montagnes russes.

Si nous assistons à une remontée spectaculaire au cours des prochaines semaines, la rechute n’en sera que plus violente et plus profonde (ce que révèle l’analyse du graphique). Puisque l’hypothèse du rebond apparaît la plus probable à court terme, examinons ce qui l’étaye mais également ce qui la menace.

Tout d’abord, l’indice sectoriel automobile (QS0011018197 – FRAP) vient de tester un support long terme : le palier des 545/550 sur lequel il avait fortement rebondi mi-mars 2003 (ex-plancher historique) puis le 3 septembre 2009, et enfin le 25 mai 2010.

Graphique: secteur automobile

Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Ensuite, le scénario du rebond diffère sensiblement de celui du CAC 40 : pas de W mais bien une reprise en « V », plus impulsive mais potentiellement moins durable.

Le franchissement des 650 points (résistance remontant au 15 août) réactiverait la mécanique haussière et favoriserait un prolongement de la hausse en direction des 725 points (soit environ +12% de mieux… Ce niveau correspond par ailleurs à la MM100 et à l’ex-plancher du 15 mars dernier). Notons également que les 715 points correspondent à un retracement classique de 50% du segment baissier fin juin/mi-août, ainsi qu’à la zone de rupture à la baisse matérialisée le 2 août dernier.

Mais attention à la tendance Chinoise Au-delà du seul graphique du secteur automobile, il va falloir garder un oeil attentif sur l’évolution des indices boursiers chinois : ceux-là anticipent vraiment la récession. Car vous vous en doutez, si la Bourse de Shanghai rechute sur ses planchers annuels ce sera un bon précurseur pour la tendance sur le tandem Peugeot/Faurecia.

Une cassure des 550 points précèderait alors une accélération baissière en direction des 430 points, le plancher de la mi-juillet 2009 un seuil qui correspond – comme cela saute aux yeux – à une division par deux de l’indice par rapport à son sommet annuel des 870 de fin juin 2011.

Ce n’est pas l’objectif immédiat puisque la bonne orientation des oscillateurs techniques invite à privilégier la hausse à court terme. Mais il faut bien le conserver dans un coin de sa mémoire si l’indice sectoriel automobile gagnait encore 10% puis donnait le sentiment de ne pouvoir aller plus haut.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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