Le risque italien

Rédigé le 5 avril 2011 par | Autres indices Imprimer

La situation économique de plusieurs pays européens reste préoccupante. Comme un éternel recommencement, après l’Islande, la Grèce ou l’Irlande, le Portugal est revenu à la Une de l’actualité, nous rappelant que les problèmes de dettes souveraines ne sont toujours pas réglés. Les banques espagnoles ont également été dégradées par les agences de notation car elles ont de nombreux intérêts au Portugal et présentent un risque préoccupant.

La semaine dernière, ce sont les banques italiennes qui ont inquiété. Résultat, l’indice italien qui sous-performe assez nettement depuis deux ans, pourrait continuer à le faire. Je vous avais parlé, le 1er mars, du risque de correction sur le secteur bancaire. Mon analyse est donc que les banques italiennes vont largement sous-performer le secteur et leurs homologues européens.

Des banques italiennes moins solides que d’autres pays européens Mardi dernier, la banque Ubi Banca annonçait des résultats décevants au dernier trimestre 2010. Elle en profitait pour annoncer une augmentation de capital de 1 milliard d’euros pour renforcer ses fonds propres. Le cours du titre perdait dans la foulée près de 10% à la Bourse de Milan, et le titre entraînait l’ensemble du secteur bancaire italien, et dans une moindre mesure européen, à la baisse.

Le plus inquiétant dans cette histoire, c’est que cela pourrait être le début d’une série d’augmentation de capital en vue de l’entrée en vigueur prochaine des normes de Bâle III. Mario Draghi, le gouverneur de la banque d’Italie, a d’ailleurs encouragé les établissements à renforcer leur fonds propres ces derniers mois, qui est en effet plus bas que dans la plupart des autres banques européennes.

Même si la situation des banques italiennes semble pour l’instant moins préoccupante que leurs homologues espagnols, le risque n’est pas à négliger. Je vais donc faire le point sur l’indice italien, le FTSE MIB, pour vous donner les niveaux à surveiller dans les prochains mois.

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Que faire sur le FTSE MIB, l’indice italien ? Tout d’abord, prenons un peu de recul avec ce graphique en données hebdomadaires de la place milanaise :

Graphique: FTSE MIB (en données hebdomadaires)Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Ce qui est frappant, comme vous le remarquez, c’est la faiblesse de l’indice. Je vous ai illustré le niveau où l’indice a marqué un plus haut en 2010 : c’est remarquable de précision, puisqu’il correspond précisément au retracement de 38,2% de la précédente vague de baisse (à 10 points près !) sur un indice qui en valait plus de 24 500.

Cela montre encore une fois la pertinence des retracements de Fibonacci lorsqu’ils sont utilisés en complément des autres éléments de l’analyse graphique, des chandeliers japonais ou des indicateurs. Cela illustre également la faiblesse du MIB là où les autres indices européens ont retracé une partie beaucoup plus importante voire la quasi-totalité de leur chute depuis 2007. Je pense au DAX allemand par exemple.

Examinons maintenant la configuration à plus court terme de l’indice en zoomant sur un graphique journalier.

Graphique: FTSE MIB (en données journalières)Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Quels niveaux surveiller ? L’indice italien s’inscrit donc dans une correction à moyen terme sous les 24 560 points. Après une première vague de baisse jusqu’en mai 2010, il a rebondi dans le sillage des autres indices européens, mais sans avoir la force de tester ses plus hauts d’octobre 2009 en février dernier.

A plus court terme, il semble donc avoir débuté une troisième vague de baisse au sein de sa correction à moyen terme sous les 23 300 points. Les indicateurs mathématiques confirment cette idée, notamment le RSI à 14 jours qui a buté proche de la zone de neutralité des 50, sous la résistance horizontale des 54.

Vous pourrez donc profiter des rebonds dans les prochaines semaines pour vendre le MIB et viser une poursuite de la correction en direction des 19 000 points, zone de support majeur correspondant (plus bas de novembre 2010).

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Juste au-dessous, les plus bas de l’année dernière et de juillet 2009 (à 18 000 points) devraient faire office de dernier rempart solide à moyen terme, et la zone des 18 000/19 000 points pourrait ensuite relancer les intérêts acheteurs. Cette zone sera donc intéressante à suivre en concordance avec les autres indices européens.

Sebastien Duhamel
Sebastien Duhamel

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