Le pétrole coûte de plus en plus cher… à stocker !

Rédigé le 18 mars 2015 par | Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Le pétrole vient de chuter à New-York sous les 42,2$, son plancher du 11 mars 2009 : l’explication réside dans la hausse de +9,6 Mns de barils des stocks de brut américains pour la semaine s’achevant le 13 mars. Le consensus tablait sur seulement +3,7 Mns de barils.

Depuis le 1er janvier, les stocks se sont gonflés de +93 Mns de baril, et là ça commence à poser un sérieux problème : les capacités de stockage sont à saturation et les réservoirs − toutes catégories confondues − seront pleins à ras-bord dès le mois de juin.

Sauf que la situation n’est pas aussi idyllique (encore 3 mois de remplissage de cuve en principe) : de nombreux sites sont déjà au-delà de la cote d’alerte et cela va coûter très cher d’expédier le pétrole là où il existe encore des capacités de stockage disponibles.

Et il ne faut pas compter sur une diminution des flux en provenance des champs de pétrole de schistes US car la production devrait encore progresser jusqu’en juin !

Si de nombreux puits ferment − parce que peu rentables −, d’autres plus productifs et avec des techniques d’extraction plus efficaces sont mis en production.

Si l’on ferme 100 puits à 300.000 barils pour en ouvrir 70 à 500.000 barils, cela fait un nouvel excédent de +5 Mns de barils qui pèsera sur les cours… tandis que les coûts de stockage risquent d’exploser.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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