Le marché manque de catalyseurs ; les dirigeants sont prudents

Rédigé le 12 mars 2012 par | Analyses indices, Cac 40, Mid et Small Caps Imprimer

La semaine dernière fut volatile* pour finalement pas grand-chose. La forte secousse de mardi avec une chute importante des indices… fut effacée avec le fort rebond de jeudi… Je pensais que mardi initiait la consolidation que j’attends avec impatience, mais il faut croire que ce sera pour plus tard ! L’indice CAC 40 est stable sur cinq jours tandis que l’indice CAC Small perd 0,20% et que le CAC Mid & Small prend 0,2%. Certes, ces deux indices conservent une avance de 15% depuis le début de l’année contre 10% pour le CAC 40 mais on a l’impression qu’il manque des catalyseurs aux marchés pour continuer à progresser.

La Grèce n’occupe désormais plus le devant de la scène – jusqu’au prochain acte : elle est « sauvée », « l’opération s’est bien passée » même si au final, elle a fait défaut purement et simplement. Sauf que les marchés étaient si bien préparés à ce défaut – qui devient un non-évènement ! – qu’ils ne réagissent même pas. Il faut désormais trouver d’autres motifs pour faire bouger les marchés. Les opérateurs se sont donc tournés vers l’économie mondiale pour essayer d’y voir clair afin de trouver une direction à prendre : or, si les Etats-Unis semblent bien s’en sortir comme en témoigne les 227 000 créations d’emplois de février, on ne peut pas dire que la croissance mondiale accélère. Il y a des signaux de ralentissement, notamment en Chine ou encore en Australie…

Bref, c’est le statu quo complet sur les marchés qui n’arrivent ni à consolider, ni à repartir franchement à la hausse.

Qu’en est-il au niveau micro ?

Les dirigeants des sociétés que je rencontre restent prudents. Ils ne sont ni euphoriques ni pessimistes mais commencent à s’inquiéter de l’activité sur 2012. Je note donc désormais une grande prudence en termes de guidance – ou, pour parler français, de prévisions. Ils ne se hasardent plus à donner des objectifs de chiffre d’affaires ou de rentabilité et préfèrent donner des fourchettes de résultats – ou rien du tout. Je les comprends. Comme je vous l’expliquais la semaine dernière sur GROUPLE FLO (FR0004076891), un écart de quelques dixièmes par rapport à vos prévisions, et le marché sanctionne le titre. D’un point de vue stratégique, je conseillais donc aux patrons de boîte de ne pas survendre leur société aux gérants. Plus vous donnez des détails, plus vous vous fixez la barre haute et plus vous risquez de décevoir. Et le problème quand vous êtes coté, c’est que les déceptions restent. On se souvient de vos erreurs de communication et souvent les investisseurs mettent du temps à s’en remettre. Et puis face à la mondialisation et face aux chocs économiques qui se juxtaposent… les P-DG ont donc décidé de rester prudents.

Pour revenir aux marchés, j’attends toujours une consolidation jusqu’aux 3 320 points. Suivez de très près les cours du pétrole qui ne cessent de monter dans un contexte très délicat entre Israël et l’Iran… La visite de Benjamin Netanyahu à Washington n’était certainement pas simplement une visite de courtoisie entre deux pays amis, mais sûrement une visite cruciale pour Israël qui ne peut se permettre de vivre en permanence avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête…

D’un point de vue analyse graphique, Mathieu Lebrun, mon collègue analyste technique, a fait un point très intéressant sur le RUSSELL 2000, l’indice américain des small caps. Nous sommes sur la même longueur d’onde : une consolidation devrait arriver. Je vous laisse lire son analyse.

+52%, +39%, +37%… et tout ça en quelques jours seulement ! Ces plus-values, vous aussi auriez pu les engranger… grâce à une stratégie vraiment spéciale.

Cette stratégie, c’est notre spécialiste Mathieu Lebrun qui l’a mise au point et ces performances sont tout simplement exceptionnelles :

Depuis la création de son service en juillet 2010 et fin 2011, il a réalisé une performance cumulée (gains + pertes) de + 875%, avec des gains rapides à deux voire trois chiffres…

Mathieu qui vous l’explique dès maintenant !

 

* Décryptage : volatilité
Mesure le risque que l’on prend en achetant un titre. La volatilité calcule les variations du cours d’une action, sur une durée déterminée (une semaine, un mois, un an…). Le calcul aboutit à un écart type. On utilise cet outil car on considère que les variations passées peuvent donner des indications sur les variations futures : plus un titre est risqué, plus son cours est volatil. Par exemple : une action A vaut 100 euros en janvier et 110 en décembre. Mais entre temps, elle a fluctué entre 50 et 150 euros. Une action B a connu la même évolution, mais n’a oscillé qu’entre 90 et 110 euros. Si vous achetez pour spéculer, mieux vaut jouer l’action A, si vous voulez du long-terme sûr, investissez dans la B.

 

Mots clé : - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

4 commentaires pour “Le marché manque de catalyseurs ; les dirigeants sont prudents”

  1. […] CAC. Oui, vous avez bien lu : plus de 18% en même pas trois mois. Inutile de vous redire qu’une correction serait salutaire. Je ne reviendrai pas sur cette surperformance due essentiellement à un rattrapage eu égard à […]

  2. […] quelque temps dans la fourchette des 3 400-3 600 points avec des volumes toujours assez faibles. Il n’y a pas réellement de catalyseur pour faire repartir les marchés. Et les raisons que je viens d’évoquer pour expliquer la […]

  3. […] perdu entre 1,5% et 2% cette semaine. Nous enregistrons une deuxième semaine de consolidation ! Je vous ai averti du risque de recul du marché quand nous étions dans la zone des 3 570/3 600 points en vous disant que les arbres […]

  4. […] perdu entre 1,5% et 2% cette semaine. Nous enregistrons une deuxième semaine de consolidation ! Je vous ai averti du risque de recul du marché quand nous étions dans la zone des 3 570/3 600 points en vous disant que les arbres […]

Laissez un commentaire