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Le CAC40 s’envole au-delà des 4900 points… dans le vent

Rédigé le 13 février 2017 par | Algos, Analyses indices, Cac 40, US Imprimer

La CAC40 s’envole +1,55% à 4 904 points et réalise sa meilleure performance (et de très loin) de ce début d’année…. dans des volumes dignes d’un 15 août.

Quelle est la bonne nouvelle sur le CAC40 ?

Aucune !

Mais tout le monde le sait : « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ». Et ça fonctionne particulièrement bien à Paris puisque la hausse dépasse +1,5% pour le CAC40, +1,2% pour l’Euro-Stoxx50 et à peine +0,75% pour l’Euro-Stoxx600 : cocorico, le CAC40 fait donc 2 fois mieux que la moyenne européenne.

Y aurait-il une éclaircie sur le front politique que le commun des mortels ignore ? La présidentielle française serait-elle soudain devenue limpide, un favori des marchés allant au-devant d’une large victoire ?

Aucune idée.

Par contre, ce dont nous sommes certain, c’est qu’un algorithme funiculaire tracte le CAC40 le long d’un canal oblique d’une parfaite géométrie depuis plus de 6 heures.

hausse algorithmique du CAC40

 

Les valeurs automobiles s’inscrivent aux avant-postes et comme je l’évoquais dans ma video du jour, le ramassage n’a pas tardé à s’intensifier sur les bancaires qui invalident les signaux baissiers de la semaine passée : les vendeurs vont être obligés de courir après le papier.

Les indices US marquent de nouveaux records

Des commentateurs invoquent la cinquième séance de hausse consécutive du Nasdaq avec l’inscription d’un nouveau record absolu. Le Dow Jones s’envole au-delà des 20 375 Pts, et la capitalisation du S&P500 franchit le cap des 20 000 Mds$ pour la première fois de l’histoire. Cela signifie que l’ensemble des valeurs cotées dépasse largement le PIB américain, d’environ 120%.

Apple retrace également son record des 134 $ de fin février 2015 (reportez-vous à cet article : c’est sans doute un niveau de short),

Mais la question initiale demeure sans réponse : qu’est-ce qui sert de catalyseur ?

En encore une fois : aucune idée.

C’est la raison pour laquelle nous émettons désormais cette hypothèse : Ils ne savent pas pourquoi ça monte, alors ils doivent courir deux fois plus vite !

 

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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