LE BELIER a le potentiel de rebondir dès que le secteur automobile sera calmé

Rédigé le 10 juillet 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

A l’heure où le secteur automobile n’a plus les faveurs des investisseurs, où PEUGEOT flirte à nouveau avec ses plus bas historiques, demande l’aide du gouvernement à cause de lourdes inquiétudes sur ses perspectives, j’ai rencontré un acteur du secteur heureux de son sort. Il s’agit de Philippe Dizier, directeur général de LE BELIER (FR0000072399), un spécialiste dans les pièces moulées en aluminium destinées au secteur automobile.

Comment un acteur si lié au secteur automobile, en grande difficulté, peut-il s’en sortir ? Je vous avais présenté le groupe le 29 septembre dernier car il me paraissait intéressant à l’époque de voir si la crise économique faisait peur aux dirigeants.

A l’époque déjà, je vous disais que l’intérêt du groupe était d’avoir une exposition très importante aux constructeurs allemands (qui connaissent beaucoup moins la crise), d’être positionné dans véhicules de gamme supérieure (moins touchés par le ralentissement économique) et d’avoir la volonté de s’implanter dans les pays à forte croissance. Philippe Dizier me disait l’autre jour que LE BELIER ferait « mieux que le marché avec une activité qui se porte bien en Amérique du Nord et en Asie (…). Nous livrons en général à des groupes comme Continental ou Bosch qui livrent après aux constructeurs », me précisait le dirigeant du groupe.

Lorsqu’on décompose les quelques 225 M euros de chiffre d’affaires, force est de constater que les constructeurs allemands représentent 40% de l’activité devant Ford (10%), General Motors (10%), Peugeot (10%) ou encore Renault (7%). De quoi être assez immunisé contre le marasme actuel.

D’ailleurs, au premier trimestre, dans un marché automobile en recul de 4% en terme de production, LE BELIER a réussi à stabiliser son chiffres d’affaires : « Nous avons une vision mondiale avec sept usines dont une usine en France, deux en Hongrie, une en Serbie, deux au Mexique ou encore une en Chine » souligne Philippe Dizier.

Durant la période assez noire de 2006-2009, avec une perte cumulée de 25 M euros, LE BELIER a été obligé de rationnaliser ses structures. C’est maintenant sa grande force, ce qui lui permet de résister aux bourrasques de l’économie mondiale : « Notre outil de production est extrêmement flexible et nous permet de nous ajuster en permanence à la demande ». De plus, la structure financière a été extrêmement assainie avec par exemple un gearing (ratio endettement sur fonds propres) passé en cinq ans de 269% à 41%. « Notre dette nette n’est que de 21 M euros, ce qui est largement soutenable ».

Reste maintenant à convaincre le marché boursier du potentiel du groupe, alors par exemple qu’il y a des inquiétudes sur les prix de l’aluminium. Il est vrai qu’une baisse des prix de l’aluminium due à une sévère récession mondiale aurait un impact évident pour la société.

Côté Bourse, LE BELIER cotait 7,80 euros quand je vous en ai parlé en septembre dernier, et je vous disais être acheteur autour de 7 euros. De toute évidence, le titre n’a pas décollé.

Graphique du cours de LE BELIER

La société a subi de plein fouet les déboires du secteur. Ainsi, LE BELIER vient ainsi de perdre 16% sur les trois derniers mois, voyant sa capitalisation boursière revenir à 45 M euros. Sur ces niveaux, ses ratios demeurent attractifs, suscitant l’incompréhension du dirigeant « de la valorisation actuelle de sa société ».

Prenons par exemple le Price to Book, un ratio que je regarde beaucoup et qui associe fonds propres et capitalisation boursière… Il ressort actuellement à 0,9. Regardons maintenant le PER et la VE/ROC. On est vraiment avec des ratios attractifs avec respectivement 3,5 et 3,6.

Cette faible capitalisation pourrait intéresser des prédateurs. Encore faudrait-il convaincre la famille Galland, actionnaire à hauteur de 55%… Sauf qu’elle n’a aucun intérêt à vendre à des cours aussi bas. On la comprend.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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2 commentaires pour “LE BELIER a le potentiel de rebondir dès que le secteur automobile sera calmé”

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  2. […] équipementier automobile, que je vous ai déjà présenté, prend encore 4% dans un volume de plus de 32000 titres, ce qui est beaucoup pour la […]

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