LE BELIER devient une vraie valeur de croissance

Rédigé le 29 septembre 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

Certains secteurs souffrent plus que d’autres… comme les équipementiers automobiles par exemple. Il est vrai qu’un fort ralentissement économique entraîne mécaniquement une contraction des ventes d’automobile, ce qui nuit à l’ensemble de la branche, et notamment aux équipementiers.

Et là, aussi bien les petits que les gros équipementiers ont dévissé : MONTUPET a perdu 39%, FAURECIA 24%, VALEO abandonne 22% et MGI COUTIER 11%.

Le titre est le seul gagnant du secteur depuis janvier

Mais, dans cette débâcle, il y a une pépite : LE BELIER (FR0000072399 – BELI), qui, malgré une très forte volatilité, se paye le luxe de gagner 14% depuis le début de l’année.

Graphique de Le Belier

Une groupe dynamique qui va chercher la croissance

LE BELIER est spécialisé dans la fabrication de composants de sécurité ; il a également le leadership mondial dans le freinage avec une implantation sur trois continents. Ainsi, LE BELIER possède quatre usines en Europe dont deux en Hongrie, deux usines au Mexique et une usine en Chine.

Le groupe lorgne sur les BRIC et prépare une implantation en Inde et au Brésil. Vous me direz, il n’y a rien non plus d’exceptionnel dans la mesure où c’est dans ces pays qu’il y a de la croissance économique. Eh bien oui. Encore faut-il tout mettre en oeuvre pour concrétiser votre développement là-bas.

Autre élément porteur, c’est la force d’innovation du groupe. Chez les équipementiers automobiles, il faut sans cesse innover ; eh bien LE BELIER doit lancer 48 nouveaux produits cette année (contre 28 en 2010).

Les raisons de la hausse

Revenons à la hausse du titre. Pour moi, elle est due à un redressement très important : LE BELIER est passé d’une entreprise en pure recovery à une véritable valeur de croissance. Entre 2006 et 2009, le groupe a perdu 25 millions d’euros (mero) avant de gagner 9,9 mero l’an dernier. En 2001, le premier semestre a été plutôt bon avec une progression de 19,3% de son chiffre d’affaires (à 114,6 mero) pour un résultat opérationnel en hausse de 63% à 9,3 mero. Cela veut dire tout simplement que la marge opérationnelle est passée en un an de 5,9% à 8,1%.

Ajoutons que la situation financière s’améliore nettement avec un gearing qui revient à 58%. Quel changement par rapport aux 269% d’endettements en 2008 — beaucoup trop élevé. Il faut bien comprendre que plus une entreprise est endettée et plus elle paye des frais financiers…

La direction du groupe ne semble pas redouter la récession et prévoit une croissance de son chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’exercice. Il faut dire que LE BELIER a deux atouts importants.

Primo une exposition aux véhicules de gamme supérieure moins sensible au ralentissement économique.

Secundo une exposition aux constructeurs allemands assez importante, ce qui est positif dans le contexte actuel. Les ratios boursiers restent assez faibles en dépit de la récente hausse. Son PER ressort à 5,8 et sa VE/ROC avoisine les 5.

Alors mon conseil…

N’oublions pas quand même que l’action perd encore 31% en cinq ans.

Je reste assez vigilant sur le secteur en cas de hard landing* (atterrissage brutal) de l’économie mondiale… Je tiens à vous dire que je ne crois pas à ce scénario. Je suis plutôt pour un soft landing, c’est-à-dire un ralentissement en douceur.

Mais pour être très précis, je suis acheteur autour des 7 euros — donc en repli d’environ 10% par rapport aux cours actuels. Mais attention si le dossier vous intéresse : les volumes sont faibles, donc utilisez des ordres à cours limités.

* Décryptage : hard landing
Terme d’orgine anglo-saxonne pour désigner une économie qui subit un atterissage brutal, c’est-à-dire lorsqu’elle subit une récession alors que les organismes monétaires essayent d’éviter une surchauffe de l’économie. Un hard landing est souvent le signe d’une mauvaise gestion des autorités qui procèdent à un relèvement trop brutal des taux d’intérêt par exemple.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

4 commentaires pour “LE BELIER devient une vraie valeur de croissance”

  1. […] La semaine dernière, les publications se sont succédé avec de bonnes surprises comme LE BELIER (FR0000072399 – BELI) (+31%) dont je louais les qualités la semaine dernière. […]

  2. […] 29 septembre, je vous parlais par exemple de LE BELIER (FR0000072399 – BELI), dont je vous avais dressé les qualités. Et voici comment je terminais […]

  3. […] vous ai abondamment parlé de cet équipementier automobile dans une récente analyse. Le Belier (FR0000072399) continue de bien se comporter avec notamment une progression de 11,9% de […]

  4. […] automobile, en grande difficulté, peut-il s’en sortir ? Je vous avais présenté le groupe le 29 septembre dernier car il me paraissait intéressant à l’époque de voir si la crise économique faisait peur […]

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