LDLC.com traverse la crise avec brio

Rédigé le 8 décembre 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

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Si vous suivez mes news sur le site, vous avez dû constater que je suivais de près LDLC.com et que j’aimais bien le titre.

Pour commencer, vous devez savoir que LDLC.com est une société familiale créée en 1996 et est spécialisée dans la vente en ligne de matériel informatique. Le secteur a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines avec le rachat par Altarea Cogedim de Rue du Commerce, le seul concurrent coté de LDLC.com dans le secteur.

Je ne reviendrai pas sur cette opération très lucrative pour les actionnaires – prime de 48% qui débutera le 16 décembre prochain. Mais je me dis qu’une opération sur LDLC ne serait pas une hérésie et irait dans le sens d’une concentration du secteur. Pour en savoir plus et pour affiner mon opinion, j’ai donc proposé un déjeuner à Olivier de la Clergerie, le directeur général de LDLC.com. Je lui ai donc parlé de cette idée selon laquelle LDLC.com pourrait se faire racheter. Et là : « Ce n’est pas du tout d’actualité. Nous sommes encore là pour quelques années » préfère me dire d’emblée l’homme fort du groupe. Il détient avec sa famille quelque 50% de la société.

Olivier de la Clergerie embraye directement sur la stratégie de diversification de son groupe à laquelle il croit beaucoup. Il a donc lancé notamment le site Maginea.com (ciblé sur la vente de produits de décoration d’intérieur) et Anikop (un éditeur de logiciels de gestion de titres de paiement). « Ces deux activités ne représentent que 2 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le premier semestre pour un chiffre d’affaires total de 79,6 millions d’euros. Mais ces deux activités ont progressé de 43% au premier semestre » m’expliquait-il.

Le premier semestre, parlons-en donc… Les ventes semestrielles sont en hausse de 10,6% avec une croissance assez bien répartie entre les activités grand public (59% du chiffre d’affaires) et les activités professionnelles (38%).

Mais LDLC n’est pas attendue sur le chemin de la croissance. Les analyses surveillent bien plus sa rentabilité. En effet, bien souvent les entreprises de e-commerce ont un chiffre d’affaires très important mais avec une marge très faible qui peuvent les couler… Eh bien sur le semestre, LDLC a bien amélioré ses ratios. Voyez ce qu’en dit son P-DG : « Nous avons réussi à augmenter notre taux de marge brute de 15,8% à 17,1%. Et notre rentabilité a fortement augmenté avec une marge opérationnelle courante de 2,2% contre 0,7% au premier semestre 2010-2011 ». Certes, vous pouvez être déçu par les marges… mais dans ce secteur, il ne faut pas s’attendre à des marges à deux chiffres. C’est impossible… (Relisez à ce sujet mon article sur le secteur du e-commerce si vous souhaitez mieux comprendre le business model).

En chiffres précis, cela donne donc sur le semestre un résultat opérationnel courant de 1,8 million d’euros. « Je vise un ROC de 5 millions d’euros, soit une hausse de 50% sur l’ensemble de l’année car le second semestre est traditionnellement bien plus important que le premier avec les fêtes de Noël. De même, notre chiffre d’affaires annuel doit avoisiner les 185 millions d’euros sur l’année, soit une hausse de 9,2% ». Voilà donc un bel optimisme qui ne me semble pas surestimé dans la mesure où je commence à bien connaître Olivier de la Clergerie pour l’avoir rencontré trois fois en moins d’un an. L’homme n’a pas pour habitude de faire de l’esbroufe – contrairement à certains industriels qui veulent absolument séduire leur auditoire, quitte à débiter des monstruosités.

Le groupe résiste donc très bien dans le contexte actuel avec un mix produit intelligent, marqué notamment par une montée en puissance des ordinateurs sous marque propre et, dans une moindre mesure, par la contribution des nouvelles activités. « Nous maintenons une politique de prix qui ne sacrifie pas la marge » conclut avec un large sourire Olivier de La Clergerie. La société a une situation financière saine avec un gearing* de 20%.

Last but not least, puisque c’est ce qui vous concerne en premier lieu, le titre a bien résisté en Bourse depuis le 1er janvier puisqu’il prend 17%. Ce n’est sans doute pas fini car les ratios restent assez attractifs avec, par exemple, une VE/CA (un ratio très important dans le secteur) de 0,2 ou encore un PER de 9.

Graphique: LDLC.com
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

S’ajoute, bien sûr, la dimension spéculative, bien qu’écartée par l’état major en ce moment. Mais je ne vois pas un P-DG m’avouer qu’il veut vendre sa société et qu’il négocie actuellement. Cela s’appelle en bon français un délit d’initiés.

Bon, vous m’avez compris : vous pouvez mettre un peu de e-commerce dans votre portefeuille… Pourquoi pas avec LDLC.com ?

* Décryptage : gearing
Le gearing, terme anglo-saxon que l’on peut traduire en français par ratio d’endettement, établit le rapport entre l’endettement net (les dettes accumulées) et les fonds propres (ensemble des ressources de l’entreprise couvrant le capital social, les réserves, le report à nouveau et le résultat de l’exercice) d’une entreprise. Il s’agit d’un élément important dans l’analyse financière car il permet d’évaluer la solidité financière d’une société. Prenons un exemple : si une société possède 100 millions d’euros de fonds propres et des dettes du même montant, son gearing est de 1. Un ratio inférieur à 1 donne à la direction des marges de manoeuvre tandis qu’un ratio supérieur à 1 peut entraver, au moins provisoirement, son développement. Dans certains secteurs de pointe, le gearing atteint parfois 2 ou 3 car l’entreprise doit fortement investir pour assurer son décollage.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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Un commentaire pour “LDLC.com traverse la crise avec brio”

  1. […] dans la vente en ligne de matériel informatique. J’intitulais alors mon article “LDLC.COM traverse la crise avec brio“. Six mois après, ce titre est toujours valable. En effet, les résultats annuels du groupe, […]

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