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L’Arabie saoudite lève 17,5 Mds$ d’argent de poche

Rédigé le 20 octobre 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Prise en ciseaux par une chute de ses recettes pétrolières et le financement de coûteuses guerres extérieures (Yémen et Syrie), l’Arabie accuse un déficit dépassant désormais 10 % de son PIB… presque un record planétaire. Seul le Venezuela fait pire.

Alors, le royaume prépare la privatisation de Saudi Aramco – un très gros morceau à plus de 3000 Mds$ de valorisation – et lance des émissions obligataires pour financer ses « dépenses du quotidien ». Ce n’est que de l’argent de poche, presque une opération « pièces jaunes » à l’échelle des réserves de devises dont dispose encore le pays… et une tasse à café de pétrole dans l’océan de ses réserves d’or noir.

Les banques chef de file de la première émission obligataire (Citigroup, HSBC et JPMorgan) jouaient sur du velours et la levée de 17,5 Mds$ (tranches à 5, 10 et 30 ans) s’est arrachée comme le dernier iPhone un jour de mise sur le marché.

Les demandes ont excédé de 4 fois l’offre (68 Mds$ pour 17,5Mds$). Scénario quasi identique à celui observé en avril dernier, lorsque l’Argentine avait bénéficié d’une demande du même ordre de grandeur pour une émission de 16,5 Mds$ (la première depuis la faillite du pays en 2001)… mais avec des rendements bien supérieurs, bien que l’Argentine ne soit en guerre avec aucun de ses voisins.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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