LAFUMA sous pression

Rédigé le 13 décembre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Je vous le disais déjà hier, le contexte actuel est extrêmement difficile pour LAFUMA (FR0000035263). Il faut dire qu’entre une communication financière mal maîtrisée et des résultats annuels médiocres, le groupe peine à séduire les investisseurs.

Suite à l’annonce de son non rachat et de ses pertes annuelles, j’ai décidé de revenir aujourd’hui plus en détail sur ce spécialiste dans la conception, la fabrication et la commercialisation d’articles et d’équipements de sport et de loisirs.

Un rachat qui fait pschitt…

LAFUMA, finalement, c’est l’art de communiquer à mauvais escient, l’exemple parfait d’un effet d’annonce qui tourne à la sanction boursière… Un petit rappel des faits s’impose.

Nous sommes le 17 septembre, l’action LAFUMA se met à flamber. L’élément déclencheur ? Une déclaration de La Lettre de l’Expansion – confirmée par la suite par la société – faisant état du possible rachat du groupe par le Coréen E-Land. Le titre gagne ainsi en clôture 36,4% à 23,25 euros pour prendre encore le lendemain 8,7% à 25,26 euros avant de toucher les 27,90 euros le 27 septembre. Il faut dire que le prix de 35 euros était évoqué…

Et puis plus rien. Un titre qui se tasse avant l’annonce, le lundi 12 novembre au soir, que les discussions avec le Coréen n’ont pas donné lieu à des synergies suffisantes. Le lendemain, l’action perd plus de 11% pour se retrouver sous les 20 euros. Pour ceux qui ont acheté durant la deuxième quinzaine de septembre, la pilule est dure à avaler et se solde par de fortes moins-values…

Comme je l’évoquais plus haut, LAFUMA a payé son trop plein d’enthousiasme. Je ne le répèterai jamais assez, une société cotée ne doit pas communiquer sur de l’abstrait ! Rappelez-vous l’exemple de MEETIC (FR0004063097). Fin 2011, le groupe réfléchissait, à haute voix, à une cession et n’avait finalement pas trouvé de repreneur… Rappelez-vous de Hi Media (FR0000075988) qui, pendant de longs mois, cherchait à céder son pôle micro-paiement avant de se rétracter, faute d’acheteurs… Ce genre de déceptions est toujours sévèrement sanctionné par les marchés qui n’aiment pas les effets d’annonce non suivis.

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Des résultats annuels médiocres

Mais, le feuilleton LAFUMA ne s’arrête pas là. Comment le groupe peut-il retrouver les faveurs des investisseurs alors que ses résultats annuels ne sont pas bons ? Jugez plutôt : la perte nette a atteint 15,2 millions d’euros sur l’exercice 2011-2012 après un bénéfice de 3,9 millions d’euros sur l’exercice précédent… Certes, cette perte tient compte d’une dépréciation de 10,7 millions d’euros sur Oxbow et ne devrait pas se reproduire l’an prochain. Il n’empêche que les résultats, hors cette dépréciation, ne sont pas très bons non plus : le résultat opérationnel courant recule de 65% à 3,6 millions d’euros.

Seul point positif à relever, la nette baisse de l’endettement avec une dette nette passée en un an de 48 millions d’euros à 17 millions d’euros grâce essentiellement à la cession de la marque Le Chameau. Et les guidances sur l’exercice actuel sont assez floues : LAFUMA table sur une amélioration de ses résultats et de sa rentabilité sans donner de chiffres précis… Difficile franchement de retrouver les niveaux de 27,90 euros dans les prochains mois, sauf réelle OPA.

Les ratios du groupe demeurent élevés avec par exemple un PER de 20 sur 2013-2014, ce qui est extrêmement élevé pour une société du secteur. Très honnêtement, à part un prédateur, je ne vois pas pour l’instant de catalyseur de hausse. Cela viendra peut-être mais pas dans l’immédiat…

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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