La santé animale se porte bien

Rédigé le 3 avril 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Info de la plus haute importance relayée par bon nombre de médias ces derniers jours, la star internationale Justin Bieber s’est récemment vue confisquer son singe de compagnie par la douane à l’aéroport de Munich… Pour récupérer Mally, son capucin, le célèbre chanteur canadien pour midinettes doit fournir les certificats vétérinaires requis pour l’importation d’animaux sur le territoire allemand. Pour l’heure nous ne connaissons pas encore l’issue de cette brutale séparation entre l’homme et son fidèle compagnon à poil. Le suspense reste entier…

Blague à part, cette affaire démontre que la liste des amateurs de nouveaux animaux de compagnie (NAC) s’allonge d’année en année. Boa constrictor, python royal, chinchilla, furet, vison, ouistiti à pinceaux blancs ou encore poule de balcon parisien…. ils seraient près de 5 millions en France sur un total d’environ 60 millions d’animaux de compagnie dans l’Hexagone ! Sont-ils à l’origine de la bonne santé du secteur vétérinaire français ? Pas seulement : les laboratoires du pays connaissent en effet une diversification importante de leurs activités à l’international. Mais étudions d’un peu plus près ces petites pépites du marché des small et mid caps.

• VETOQUINOL l’ambitieux

Le laboratoire VETOQUINOL (FR0004186856), d’abord, est spécialisé dans les anti-infectieux et les antidouleurs notamment. Dédié exclusivement à la santé animale, le groupe distribue ses produits dans 80 pays à travers le monde. Son chiffre d’affaires 2011 était ainsi réparti entre l’Europe (61%), les Amériques (27%) et l’Asie-Pacifique (12%). En 2012, le résultat opérationnel courant du groupe est ressorti à 31,4 millions d’euros, légèrement supérieur au consensus des analystes de 31 millions d’euros et en hausse organique de 11% par rapport à 2011. En revanche, la marge opérationnelle courante s’est dégradée au cours de l’exercice pour descendre à 10,5% contre 11,2% un an plus tôt. Cette légère dégradation explique sans doute, le recul de 5,38% de la valeur depuis le 1er janvier 2013.

Mais cette tendance ne devrait pas durer. Pour l’année 2013, la direction du laboratoire anticipe une nouvelle augmentation du volume du marché mondial – avec une stabilisation en Europe et une progression rapide aux Etats-Unis et dans les pays émergents. Dans ce contexte, VETOQUINOL pense continuer de croître. Le groupe a ainsi fait part d’objectifs de long terme à horizon 2020, qui visent à atteindre 600 millions d’euros de revenus, soit le double du chiffre d’affaires réalisé en 2012 ! Mieux, cette croissance doit être majoritairement organique, accompagnée d’une marge opérationnelle courante de 14%. Ce plan ambitieux résulte d’une stratégie simple de la part du laboratoire : concentrer son catalogue sur les produits de référence du groupe, améliorer ses marges et accélérer son déploiement à l’échelle mondiale, notamment hors d’Europe. De quoi espérer une nette embellie de la valeur dans les prochains mois.

• VIRBAC sûr de sa force

Son principal concurrent français, le laboratoire VIRBAC (FR0000031577), est également consacré aux animaux. Son résultat opérationnel courant a atteint 98,1 millions d’euros, en hausse de 14,4% par rapport à 2011, pour une marge de 14,1%. Une belle performance qui s’inscrit dans un contexte d’accroissement important de la recherche et développement du groupe, en hausse de 0,6 point en pourcentage du chiffre d’affaires. Par ailleurs, les investissements commerciaux et marketing sont restés soutenus pour conquérir des parts de marchés aux Etats-Unis et au Brésil notamment.

Pour 2013, VIRBAC prévoit une croissance organique de 5 à 7% de son activité. Cette progression marque comme prévu un ralentissement par rapport au rythme des trois dernières années – ce qui s’explique par des questions de séquençage des lancements de produits. Elle reste néanmoins dynamique et supérieure à celle du marché. Le groupe pense approcher 800 millions d’euros de revenus en 2013 pour une marge opérationnelle en hausse de 0,5 point. La croissance du résultat opérationnel courant restera donc forte, entre 15 et 20%. Grâce à ces prévisions, le laboratoire conserve un intérêt sur le long terme dans la mesure où ses performances sont linéaires et solides avec une bonne exécution dans un marché porteur. Les investisseurs ne s’y trompent pas comme l’atteste la progression de 17,69% du titre depuis le début de l’année.

Comme je vous le disais en septembre dernier « derrière le rôle social et affectif des animaux familiers se cache un marché très porteur ». Je vous le répète une nouvelle fois, en tant qu’investisseurs, nous devons garder un oeil sur ce secteur !

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Un commentaire pour “La santé animale se porte bien”

  1. La #sante animale se porte bien:
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