Là où Trump passe, les mesures d’Obama trépassent | La Bourse au Quotidien


Là où Trump passe, les mesures d’Obama trépassent

Rédigé le 24 mai 2018 par | Trading, Bourse Imprimer

obamacare_trumpRetour en arrière. Nous sommes le 30 avril 2011. Barack Obama est alors président des Etats-Unis et participe, comme le veut la tradition, au dîner des correspondants de presse. Un « exercice » qui lui sied parfaitement et durant lequel il montre qu’il a de l’humour… et manie à merveille l’autodérision.

Devant un auditoire hilare et conquis, Barack Obama s’offre littéralement le scalp de Donald Trump, qui n’est alors qu’un célèbre magnat de l’immobilier connu pour son franc-parler et qui a jeté un pavé dans la mare en soutenant mordicus que le président des Etats-Unis a présenté un faux certificat de naissance. Selon sa thèse, Barack Obama n’est en réalité pas né sur le territoire américain, ce qui aurait dû le disqualifier dans la course à la Maison-Blanche.

Donald Trump s’était trompé et s’employa a posteriori à minimiser l’importance de ce raté. En attendant, le président américain d’alors était revenu sur cet ersatz de polémique en présentant une vidéo du dessin animé Le Roi Lion. Et d’enfoncer le clou : « Maintenant, monsieur Trump peut retourner s’occuper des vrais problèmes : le premier pas sur la Lune était-il faux ? Que s’est-il vraiment passé à Roswell ? Et où sont Biggie et Tupac ? »

Le milliardaire est discrédité et rit jaune, mais c’est sans doute lors de ce fameux dîner que sont nées son aversion primaire envers Barack Obama et, peut-être, ses velléités présidentielles. J’en suis à titre personnel absolument convaincu. Particulièrement tenace et féroce, cette haine consiste, dans les faits, à détricoter tout ce que Obama a réalisé. De l’accord avec l’Iran à l’Obamacare en passant par l’accord de Paris sur le climat, tout y passe… ou doit y passer.

Dernier épisode en date : les contraintes réglementaires qui pèsent sur les banques et les établissements financiers d’une taille dite « systémiques », adoptées après la crise des subprimes, désormais dans le viseur du Congrès et qui vont être assouplies. De quoi sans doute faire à nouveau exulter les investisseurs, décidément cajolés depuis l’élection de Donald Trump.

La loi Dodd-Frank a désormais du plomb dans l’aile, comme nous l’explique Philippe Béchade dans sa chronique du jour. La Fed va quant à elle avoir un véritable boulevard devant elle. Pas sûr toutefois que ce soit une si bonne nouvelle…

Bonne séance à tous,

Guillaume

Le Congrès américain fait un premier pas vers la neutralisation de la loi Dodd-Frank

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Guillaume Duhamel
Guillaume Duhamel

Guillaume Duhamel suit l’actualité boursière au quotidien depuis plus de 5 ans. Historien diplômé de l’Université de Paris IV-Sorbonne et journaliste de formation, passé également par le sport et le développement durable, il voue un intérêt particulier aux small et midcaps, ainsi qu’aux secteurs de l’énergie et de l’aéronautique

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