La Grèce aura a choisir entre une faillite économique ou politique

Rédigé le 27 février 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Ce vendredi matin, les députés allemands ont approuvé à la quasi-unanimité (plus de 90%) la prolongation de quatre mois du programme d’aide internationale à la Grèce.

L’issue du scrutin était sans surprise et ce qui est intéressant, c’est que cela a fourni à Wolfgang Schaüble l’occasion de redire tout le mal qu’il pensait personnellement de son homologue grec Yanis Varoufakis et des idées qu’il défend.

Le Bundestag a voté comme un seul homme l’aide à la Grèce puisque si elle n’applique pas à 100% la politique d’austérité, elle n’aura pas un centime.

Et Syriza s’est fait élire  précisément en promettant le rejet de l’austérité : dans un cas comme dans l’autre la Grèce fera faillite économiquement ou politiquement.

Soit dans 4 mois, soit dans 6 car les recettes fiscales, malgré une pression record de 41% sur les entreprises et les particuliers (bien plus que dans la majorité des pays européens) s’avèrent inférieures aux prévisions… et surtout à celles de l’année précédente.

Trop d’impôt − concentré sur la classe moyenne et le petit commerce − tue l’impôt… y compris en Grèce.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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