La Financière de l’Echiquier croit plus que jamais aux small et mid caps

Rédigé le 23 juillet 2015 par | Interviews, Mid et Small Caps Imprimer

Aujourd’hui, on vous propose un article très spécial : notre reponsable des marchés actions, Eric Lewin a eu l’opportunité de rencontrer les gérants du fonds la Financière de l’Echiquier. Il vous raconte son entretien avec ces spécialistes de l’investissement qui s’intéressent de plus en plus au mid & small…

La rédaction

La Financière de l’Echiquier croit plus que jamais aux small et mid caps

Par Eric Lewin

Dans le secteur des sociétés de gestion indépendantes, la Financière de l’Echiquier fait figure de mastodonte. Créée en 1991, elle gère aujourd’hui 8,7 Mds€ via quatorze OPCVM. Deux d’entre eux sont consacrés aux small et mid caps : Echiquier Entrepreneurs et Echiquier Agenor.

Avec 115 M€ d’encours sous gestion, le premier fonds « investit, sans contraintes sectorielles, dans des petites valeurs européennes. » Ici, on ne s’intéresse qu’aux capitalisations comprises entre 50 M€ et 1 Md€. Plus large, le champ de sélection du second va jusqu’à 5 Mds€ de capitalisation pour 400 M€ d’encours. Il se positionne notamment sur « des petites et moyennes valeurs européennes de croissance, sélectionnées en particulier pour la qualité de leur management. » Voilà ce qui m’a décidé à rencontrer la direction.

« Nous sommes trois gérants et un analyste pour nous occuper des fonds Entrepreneurs et Agenor ainsi que de mandats de gestion pour au total près de 800 M€ » me confie Stéphanie Bobtcheff, l’une des gérantes avec qui je bavardais tranquillement avant que José Berros, un autre gérant, ne nous rejoigne.

La méthodologie de la société est très bien rodée. « Nous avons un outil de screening des valeurs développé en interne. Il le faut pour les 4 000 sociétés suivies. Puis, une fois ce screening effectué, nous rencontrons les patrons des sociétés qui nous paraissent attractives » explique José Berros. « Nous ne recevons pas d’appels entrants de brokers pour nous vendre du papier le matin. C’est nous qui les contactons pour des précisions sur tel ou tel dossier » précise Stéphanie Bobtcheff. Je me rappelle qu’à l’époque d’Euroland Finance, j’appelais tous les matins mes clients pour leur proposer de vendre ou d’acheter des titres afin de réaliser des commissions sur le marché secondaire… À cette époque, je n’avais pas souvent rencontré la Financière de l’Echiquier.

Et pour cause : la société tient à son indépendance et ne se laisse pas facilement influencer par des intermédiaires extérieurs, trop désireux de placer du papier. Les gérants suivent des règles simples comme ne pas toucher aux biotechs (tout comme votre serviteur) ou ne pas jouer les IPO (tiens, tiens, encore une similitude avec moi). « Nous avons fait quelques exceptions avec Elior ou encore Spie, mais nous préférons regarder le dossier après son introduction en Bourse. Nous venons d’investir dans Cambian, un spécialiste anglais des hôpitaux psychiatriques, 1 an après son arrivée sur le marché » précise Stéphanie Bobtcheff.

La Financière de l’Echiquier est très active en Europe. José Berros revenait d’ailleurs tout juste d’un voyage en Norvège car la direction place de grands espoirs sur Nordnet, un groupe suédois spécialisé dans la banque en ligne. « Nous aimons beaucoup également Hispania, une foncière espagnole gérée par une société de gestion ibérique avec comme principaux actionnaires le fonds Paulson ou encore Georges Soros. C’est une foncière spécialisée sur les actifs immobiliers jugés décotés en Espagne » indiquent en chœur les deux dirigeants.

Ces derniers restent optimistes s’agissant des marchés actions, surtout sur le compartiment des small et mid caps, ils ont le sentiment que c’est l’un des vecteurs les mieux parés pour jouer la reprise européenne. Pour eux (tout comme pour moi), la reprise européenne est bien là et les entrepreneurs se montrent de plus en plus confiants à l’égard des marchés et de leurs débouchés. Bien entendu, je les ai cuisinés. J’ai notamment cherché à connaître leurs pistes d’investissement en France. Et ces gérants de citer, entre autres, Devoteam (l’une de mes valeurs préférées) dont le potentiel de progression est très important, Ymagis sans doute l’une des plus petites valeurs des fonds ou encore Netgem (une ex-valeur de notre portefeuille) et Nextradio.

« Mon cher Eric, on en restera là… vous comprendrez qu’on ne peut pas vous donner tout notre portefeuille » ajoute avec un large sourire José Berros. « Allez, je vous en donne une autre pour la route. Il s’agit d’Advenced Medical Solutions, un spécialiste anglais des pansements chirurgicaux. C’est un dossier de grande qualité » conclut-il avant que je quitte la salle climatisée du siège de la société.

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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