La fausse monnaie est autorisée à tous… sauf à la Grèce

Rédigé le 11 février 2015 par | Autres indices, Toutes les analyses Imprimer

Le G20 d’Istanbul a été complètement éclipsé par les − fausses − rumeurs de règlement imminent de la question du surendettement grec.

Nos grands argentiers réunis à − nos − grands frais dans les palaces Istanbouliotes sont parvenus à dégager un consensus : «les quantitative easings, c’est très bien, continuons comme ça ».

Autrement, les tentatives de la Grèce d’échapper à l’emprise austéritaire de la « Troïka » c’est mal, mais imprimer de l’argent « extrait de l’air ambiant » (expression anglo-saxonne) et en rajouter dans le grand registre de la guerre des devises, c’est bien. 

Autrement dit, la leçon à retenir du G20 c’est que les États-Unis, les membres de l’Eurozone et le Japon sont les seuls pays habilités à imprimer de la fausse monnaie.

Si la Grèce voulait en faire autant, alors là, c’est Nein ! Ce serait la fin de la zone Euro si nous laissions Athènes rembourser sa dette en monnaie de singe… en revanche, le Japon peut continuer, c’est un excellente stratégie.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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