La Chine croit fermement en l’intelligence artificielle | La Bourse au Quotidien


La Chine croit fermement en l’intelligence artificielle

Rédigé le 11 juin 2018 par | Toutes les analyses Imprimer

Xi Jinping bourse finance cours valeurs VIX45 ans après l’essai prophétique d’Alain Peyrefitte (Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera), la Chine continue de s’éveiller. Elle a même les yeux grands ouverts s’agissant de l’intelligence artificielle, révolution industrielle à laquelle elle entend participer activement.

Alors que le plan dévoilé en mars dernier par Emmanuel Macron pour favoriser le développement de l’IA en France a de quoi laisser sur sa fin, ne serait-ce qu’en raison de son montant, qui semble un peu « court », l’empire du Milieu est, lui, plus que jamais à l’affût. A en croire In-Q-Tel, un cabinet d’analyses rattaché à la CIA, il serait même sur le point de rattraper son retard sur les Etats-Unis.

La Chine avait déjà déposé plus de 8 400 brevets en rapport avec cette technologie entre 2010 et 2014. Elle développe en outre un gigantesque parc scientifique dédié à l’IA près de Pékin, complexe qui fera l’objet d’un investissement final de 2,1 Mds$.

L’armée chinoise est également sur le qui-vive, finançant déjà le développement de nouvelles capacités d’IA, tandis que le géant de l’e-commerce Alibaba a fait part, en octobre dernier, de son intention de débourser la bagatelle de 15 Mds$ sur trois ans dans des centres de recherche consacrés à l’IA.

Les Gafam chinois ont déjà beaucoup investi dans l’IA

Equivalent chinois de Facebook, TenCent (par ailleurs depuis peu actionnaire d’Ubisoft) est aussi sur les rangs, comme en témoigne le partenariat noué dans ce secteur avec WeChat. Le constat vaut aussi pour le moteur de recherche Baidu, qui a affecté – ce n’est sans doute qu’un début – 2 000 employés à l’IA.

Plus généralement, comme Eric l’a indiqué jeudi, la moitié des start-up labellisées IA et qui ont déjà « capté » plus de 15 Mds$ sont aujourd’hui chinoises.

Last but not least, près d’un dollar sur cinq investi dans des projets relatifs à l’IA au sens large provenait de l’empire du Milieu en 2016.

Dans ce contexte, la prédiction de l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, selon laquelle la Chine deviendra le leader mondial de l’IA avant 2025, paraît très réaliste.

Et la France veut absolument (doit !) rester dans cette course à la pointe de la technologie, si elle veut conserver sa place au rang mondial.  Une PME déjà cotée à Paris est en effet dans les petits papiers d’Eric Lewin. Mon confrère en est persuadé : son positionnement actuel et son avance technologique feront d’elle LA future blue chip de l’IA. Il a rédigé tout un dossier sur le sujet, auquel vous pouvez accéder ici.

Bonne séance à tous,

Guillaume

Facebook met les pleins feux sur l’intelligence artificielle

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Guillaume Duhamel
Guillaume Duhamel

Guillaume Duhamel suit l’actualité boursière au quotidien depuis plus de 5 ans. Historien diplômé de l’Université de Paris IV-Sorbonne et journaliste de formation, passé également par le sport et le développement durable, il voue un intérêt particulier aux small et midcaps, ainsi qu’aux secteurs de l’énergie et de l’aéronautique

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