La BNP dans l’attente de ses résultats… prudence sur le titre

Rédigé le 4 février 2015 par | Big caps, Cac 40, Toutes les analyses Imprimer

Le secteur bancaire a été particulièrement travaillé depuis le début de l’année. Il faut dire qu’entre le QE de la BCE ou  le dossier grec, le  newsflow est particulièrement dense pour le secteur.

Cependant, le premier constat que l’on fait est que le secteur bancaire dans son ensemble sous-performe très nettement le marché.

Alors que le CAC est au plus haut depuis 7 ans, le secteur bancaire reste relativement faible et proche de ses plus bas de l’année dernière. Étrange alors qu’on pourrait se dire qu’avec la BCE, tout va pour le mieux. Mais si aux États-Unis,  le QE de la FED a mis les bancaires US à la fête ces dernières années, cela se fait encore attendre en Europe. Certains éléments l’expliquent.

Tout d’abord, le système de transmission du QE n’est pas le même en Europe qu’aux États-Unis. Outre-Atlantique, les entreprises se financent par exemple directement sur les marchés, ce qui est bien moins le cas chez nous, où seuls les « mastodontes » y ont recours. Pour le reste, ce sont les banques qui acceptent (ou non) d’endosser le risque.

Deuxièmement, les banques n’aiment pas forcément un environnement de taux trop bas. En effet, cela réduit d’autant leurs marges d’intérêt et commissions prises dans leurs activités de détail notamment (comme les prêts par exemple). Or, avec la BCE, les rendements de l’OAT ou du Bund étant sur des plus-bas historiques, cela rogne forcément les marges.

C’est dans ce contexte que BNP Paribas va ouvrir le bal des résultats demain des banques françaises. Elle est donc attendue au tournant.Pour demain, le consensus reste assez prudent notamment sur la tendance de la banque de détail (les agences donc). Si UBS s’attend à ce que les revenus pour les activités de détail de BNP aient augmenté de 5,7% au quatrième trimestre 2014 (source l’Agefi), d’autres, plus nuancés, tablent plutôt sur une stabilité.

À la différence de la Deutsche Bank, toujours cité par l’Agefi, pour qui le résultat avant impôt de la française au quatrième trimestre devrait dans tous les cas être l’un des plus bas de ces deux dernières années. En synthèse : « l’évolution est tendanciellement à la baisse » (l’Agefi toujours).

Cette prudence se retrouve d’ailleurs sur le plan graphique. Regardez où en est la valeur.

BNP au 4 février 2015

Techniquement, on constate la présence d’une importante oblique descendante qui coiffe le titre depuis un an maintenant (cf cercles rosés). Selon moi, mieux vaut attendre le franchissement de cette résistance avant d’y aller. En termes de niveaux, cela nous donne la zone des 51,50 / 52 € à franchir (visible en bleue sur le graphique). En dépassement de cette zone, avec des volumes, le biais deviendrait alors haussier. On pourrait alors viser un retour vers les 60 €, région des plus hauts de 2014 pour les semaines à venir. À l’inverse, le support clé est situé sur la région horizontale des 43 € (visible en rouge). À suivre donc dès demain…

Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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