Kindy : le plus dur semble passé

Rédigé le 27 octobre 2011 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Rappelez-vous, dans les années 1970, le slogan « les chaussettes ne se cachent plus ! ». Un carton pour KINDY (FR0000052904 – KIND) qui commercialise à cette époque ses chaussettes dans les supermarchés et les hypermarchés. Pourtant, les chaussettes ont bien failli se cacher définitivement après une sévère crise en 2008 et 2009, provoquant sur ces deux années des pertes nettes cumulées de l’ordre de près de 12 millions d’euros.

Depuis une amélioration s’est dessinée pour le leader français de la chaussette (76% du chiffre d’affaires) également présent dans la chaussure pour enfant haut-de-gamme (24% du chiffre d’affaires). Alors faisons le point sur ce dossier.

_____________________Pour vous aider dans vos investissements______________________

Depuis août 2011, j’ai permis à mes lecteurs d’enregistrer des gains de 102%… 100%… 45%… 84%… 44%… 22%… 90%… 51%… – et j’en passe : vous aussi, essayez mes conseils…
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Le chiffre d’affaires parlons-en…

Il a progressé de 8,7% sur l’exercice 2010-2011 à 45,3 millions d’euros (mero). C’est la chaussette notamment qui a le plus progressé (+13%) et, dans une moindre mesure, la chaussure enfant haut-de-gamme (+3,5%).

Dans la chaussette, tous les circuits de la distribution sont couverts : que ce soit dans les grands magasins, les magasins de sport ou encore les hypermarchés sous les marques KINDY, Dim ou encore Le Coq Sportif.

KINDY peut se prévaloir de 23,5% des parts de marché en valeur, ce qui est beaucoup. Avec une équipe de quarante vendeurs en France, une unité de production à Moliens d’une capacité de 3 millions de paires en 2013, KINDY semble très bien positionné pour maintenir son niveau, d’autant que le groupe peut compter sur un laboratoire de Recherche et Développement développé avec Oseo Innovation.

Le marché de la chaussure pour enfants est un marché très atomisé. KINDY dispose de deux marques : GBB avec 1 000 points de vente en France et 250 points de vente à l’export, et Catimini sous forme d’une licence de marque depuis 1999 avec des boutiques multimarques haut-de-gamme.

Le groupe dispose d’une unité de production au Portugal et des partenariats de sous-traitance en Italie, en Tunisie et au Maroc.

Des résultats en nette amélioration

La stratégie globale du groupe semble porter ses fruits, comme en témoignent de très bons résultats au titre de l’exercice 2010-2011.

Le résultat opérationnel courant s’est élevé à 1,6 mero, en hausse de 39% permettant à la marge opérationnelle de passer de 2,7% à 3,5%… Bien sûr, nous ne sommes pas dans des marges du secteur Internet… mais ne boudons pas notre plaisir pour autant.

Le résultat net s’est élevé à 3,2 mero seulement, à cause notamment de l’activation de 2 mero d’impôts différés, ce qui réduit quelque peu sa performance.

La situation financière de KINDY s’améliore également avec un gearing* qui passe en un an de 66% à 25%. KINDY mise sur une amélioration progressive et durable de sa rentabilité, mais sans donner de réelles perspectives, ce qui est normal dans un secteur très concurrentiel et surtout très dépendant de la conjoncture économique.

Mon avis sur KINDY ?

L’actionnariat est assez atomisé avec 14,3% de parts pour JP Investissements (holding du P-DG du groupe Joel Petillon) ou encore 12,7% pour la société de gestion Amiral Gestion. Le flottant réel est seulement de 25,7% soit seulement 2,5 mero. Avec une capitalisation boursière de 10 mero, KINDY (FR0000052904 – KIND) fait figure de nain parmi les acteurs de l’habillement.

Attention donc aux volumes échangés : seulement 1 000 titres par exemple sur les cinq dernières séances… L’action perd 3,4% depuis le début de l’année et surtout 21,7% depuis l’annonce de ses résultats. Mais, sur un an, la hausse est vraiment spectaculaire avec une progression du titre de 58,4%. Le titre me semble attractif aux cours actuels, à condition de passer des ordres à cours limité et absolument pas ATP (c’est-à-dire à tout prix). Mais restez prudent vu le contexte actuel des marchés !

plus d’analyses de KINDY

* Décryptage : gearing
le gearing, terme anglo-saxon que l’on peut traduire en français par ratio d’endettement, établit le rapport entre l’endettement net (les dettes accumulées) et les fonds propres (ensemble des ressources de l’entreprise couvrant le capital social, les réserves, le report à nouveau et le résultat de l’exercice) d’une entreprise. Il s’agit d’un élément important dans l’analyse financière car il permet d’évaluer la solidité financière d’une société. Prenons un exemple : si une société possède 100 millions d’euros de fonds propres et des dettes du même montant, son gearing est de 1. Un ratio inférieur à 1 donne à la direction des marges de manoeuvre tandis qu’un ratio supérieur à 1 peut entraver, au moins provisoirement, son développement. Dans certains secteurs de pointe, le gearing atteint parfois 2 ou 3 car l’entreprise doit fortement investir pour assurer son décollage.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

2 commentaires pour “Kindy : le plus dur semble passé”

  1. […] Dans une longue analyse, je vous avais dit que je pensais que le plus dur était passé pour KINDY. […]

  2. […] Le premier semestre 2011-12 a été marqué par une croissance de 3,8% de l’activité de KINDY, à 23,5 M€. Il s’agit d’une bonne performance pour Kindy (FR0000052904) dans un contexte très difficile pour le secteur textile, même si le plus dur semble passé. […]

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