Julien Parrou de CONCOURSMANIA : « Nous sommes aujourd’hui davantage prédateur que proie »

Rédigé le 16 décembre 2013 par | Interviews, Mid et Small Caps Imprimer

Julien Parrou concoursmaniaJulien Parrou, fondateur de CONCOURSMANIA (FR0011038348), a cette décontraction toute provinciale. Royannais d’origine, il n’a aucunement la morgue affichée de certains patrons. Le tutoiement est facile avec lui et, pour le connaître et le suivre depuis son IPO, je dirais qu’il n’y a aucun côté hâbleur chez lui. Gros plan donc sur ConcoursMania à travers l’histoire d’un homme.

EL : Pouvez-vous revenir sur la genèse de CONCOURSMANIA ? Pourquoi les jeux marketing ? JP : Je suis arrivé sur ce secteur un peu par hasard, via le minitel. Nous étions en 1995. Alors étudiant en droit, je cherchais la liste des concours administratifs sur un annuaire de services. Mais, j’ai simplement tapé « concours » au lieu de « concours administratifs » et je suis tombé sur une page qui listait tous les jeux-concours organisés par les marques. L’idée était bonne mais pas suffisamment bien marketée à mon goût.

J’ai donc lancé la Revue des Jeux, un magazine papier BtoC (pour le consommateur grand public) recensant les opérations de jeux organisées par les grandes marques. Nous sommes ensuite passés sur le web. En 2000 j’ai créé CONCOURSMANIA pour répondre à une attente plus BtoB (pour professionnels). Finalement j’ai fusionné ces deux sociétés, BtoC et BtoB, en 2007 – ce qui a donné naissance au Groupe ConcoursMania.

EL : Vous avez choisi la Bourse. En êtes-vous satisfait ? N’est-ce pas trop contraignant ? JP : Nous avons fait une opération en private equity en 2008, c’était notre première opération sur le capital. Tout s’est très bien passé. En levant ces fonds, CONCOURSMANIA a triplé de volume et a atteint son actuel niveau de marge d’exploitation annuelle de 20%. Nous pouvions faire un nouveau tour de table mais nous avons préféré aller sur le marché. Deux raisons principales à cela. La première, naturellement, c’est que le marché boursier permet de lever rapidement les capitaux dont vous avez besoin pour mener une belle opération structurante. Une fois coté, vous êtes plus visible pour vos clients et plus connu des investisseurs. La deuxième raison porte sur le fait qu’une cotation demande davantage de structure à une entreprise et j’ai toujours souhaité que nous soyons au meilleur niveau en matière d’organisation. Par exemple, le marché Alternext ne nous demande pas de publication trimestrielle de nos comptes mais, en interne, nous les préparons. Si nous devions changer de compartiment un jour, nous serions prêts !

EL : Justement, comment voyez-vous l’avenir de la société ? Adossement ou indépendance ? JP : CONCOURSMANIA évolue au carrefour de deux phénomènes qui nous portent considérablement. Le premier est la révolution numérique qui concerne désormais tous les secteurs. Nous travaillons actuellement pour des médias, des sites d’e-commerce mais aussi des compagnies d’assurances, des banques, la grande distribution etc. Nous faisons du retour sur investissement notre priorité. N’oublions pas que nos interlocuteurs sont des directions marketing qui ont à coeur de développer leurs ventes.

Le second phénomène qui nous porte est celui du jeu, que nous utilisons pour promouvoir les marques et faire s’engager leurs clients.

Au-delà de ce constat, notre déploiement est désormais international, nous le menons de manière active, à la fois par croissance organique mais aussi par croissance externe. Je dirais que nous sommes aujourd’hui davantage prédateur que proie.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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