Jouez la consolidation à court terme

Rédigé le 8 décembre 2011 par | Autres indices Imprimer

_____________________Pour vous aider dans vos trades______________________

Vidéo inédite // de brillants spécialistes de l’or dans votre salon !

Souvenez-vous, il y a quelques mois déjà, nous organisions une conférence exceptionnelle entièrement consacrée à l’or. Peut-être n’avez-vous pas eu la possibilité de vous déplacer jusqu’à eux, et il était impensable de vous laisser passer à côté de tous les points de vue, analyses et recommandations qui ont été révélés ce jour-là.

Nous avons donc trouvé une solution pour vous permettre de profiter de tous ces moments exceptionnels tout cela confortablement installé dans votre canapé ! Comment ?

Notre spécialiste vous l’explique en détails ici dans un message vidéo exclusif !

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Cher trader,

Vous connaissez Sébastien Duhamel. Il intervient chaque semaine dans ces lignes pour vous donner son analyse technique des indices et s’occupe d’un service de trading sur Turbos.

Mardi soir, il a envoyé cette analyse à ses abonnés. Comme vous allez le voir, Sébastien s’appuie sur des niveaux très clairs :

« (…) Je pense que nous allons d’abord combler le gap des 3 242 points (voire des 3 330 points) sur le CAC… Ce serait un excès haussier un peu comme fin octobre par exemple, avant une consolidation significative. »

Or, mercredi (hier donc), dans la matinée, le CAC 40 est revenu exactement combler ce gap, marquant un plus-haut à 3 244 points avant de consolider. Le scénario de Sébastien semble être le bon.

J’ai donc trouvé plus qu’urgent de vous délivrer cette analyse afin que vous puissiez à votre tour avoir les idées claires sur les points techniques à surveiller, et que vous puissiez vous préparer à la consolidation avec le meilleur timing. Voici donc l’analyse de Sébastien :

 « Dans l’attente du sommet européen, la volatilité s’est réduite sur les marchés en ce début de semaine. Le CAC 40 reste dans un range intraday assez ténu depuis lundi, de moins de 50 points, entre 3 165 et 3 215 points.

Pourtant, à l’aube hier matin (mardi donc), lorsque j’ai regardé les futures européens, l’ambiance semblait avoir légèrement changé sur les marchés. En fait, c’était même le cas dès lundi soir à la fin de la séance américaine. Il faut dire que l’agence de notation Standard & Poor’s annonçait alors qu’elle mettait sous surveillance négative les 15 pays de la zone euro, dont les 6 pays notés triple A… dont la France. L’ennui, c’est que la France est encore plus concernée puisqu’elle est menacée d’une dégradation de deux crans alors que les autres pays seraient baissés d’un seul cran. [Ndlr : et si la France faisait faillite, quel impact cela aurait-il sur votre patrimoine ?] Nous aurons la réponse en mars.

Le marché a donc ouvert en baisse de 1% mardi matin, mais il s’est ensuite progressivement redressé. En effet, ces dégradations semblent avoir été déjà bien intégrées par le marché : même les taux ne réagissaient quasiment pas à l’annonce de Standard & Poor’s !

A moyen terme, cette réaction du marché est plutôt une bonne nouvelle car cela montre que le triple A n’a plus grande importance – la fin de celui-ci pour la plupart des pays a déjà été acceptée. Le pays qui est en fait le plus frappé est l’Allemagne. Jusqu’à présent, elle était épargnée mais la voici à son tour mise sous surveillance de sa note. Le DAX, pour le coup, a consolidé plus nettement.

Cela montre bien qu’aucun pays n’est à l’abri – et que l’Allemagne ferait bien d’aider enfin les autres pays européens, sinon, en tant qu’économie exportatrice et première de la zone euro, elle sera la première à payer les frais d’une crise plus forte ; mais cela n’engage que moi. Quoi qu’il en soit, cette sanction de S&P devrait pousser les Allemands à revoir leurs positions et à arrêter de bloquer sans cesse les solutions concernant les euro-obligations – quitte à les mettre en place pour un nombre limité de pays dans un premier temps par exemple.

Le pire, à mon sens, c’est qu’à plus court terme, cette mise sous surveillance met la pression sur les dirigeants européens avant le sommet de ce vendredi qui s’annonce TRES important. Les attentes sont fortes et il ne faudrait pas qu’elles soient déçues… La conséquence immédiate de tous ces rebondissements et interrogations, est donc un marché qui commence à s’essouffler à court terme.

Pour autant, les signaux techniques ne se confirment pas clairement. Je les surveille donc de près pour intervenir.

Ma conviction n’est donc pas forte sur le très court terme. Mais je pense que nous allons d’abord combler le gap des 3 242 points (voire des 3 330 points) sur le CAC… Ce serait un excès haussier un peu comme fin octobre par exemple, avant une consolidation significative.

Cette journée était d’ailleurs à mon avis un peu piégeuse et typique d’un marché qui montre de premiers signes d’essoufflement, mais qui n’est pas encore mûr pour concrétiser vraiment un retournement.

En effet, le gap d’ouverture a sans doute incité certains traders à vendre ; à mon sens, ce n’était pas évident, et la suite de la journée n’a pas confirmé cette faiblesse. Au contraire, la séance [de mardi donc, Ndlr] a confirmé l’idée que vendre l’ouverture n’est pas une très bonne idée. Dans ce contexte et étant donné le marché hésitant que nous avons, je sais que ce n’est pas toujours facile de tenir le cap. Il faut en ce moment savoir faire preuve d’un minimum de patience et je préfère donc rester prudent pour le moment, et attendre de meilleures opportunités pour vendre en cas de test des résistances à court terme dans les prochains jours.

Sur les indices américains, on notera que le Nasdaq commence à sous-performer un peu le S&P, ce qui est également un signe précurseur de faiblesse, à mon avis. Nous devrions avoir la concrétisation d’un retournement sur un niveau peu plus haut dans les prochains jours.

Sur les autres classes d’actifs, l’euro/dollar est revenu aujourd’hui sur les 1,33 dont je parlais dans la vidéo hebdomadaire de la semaine dernière. La zone des plus-bas de la semaine dernière (autour des 1,32) a pour l’instant tenu et nous nous sommes assez nettement repris au-dessus des 1,33. On notera par ailleurs une certaine décorrélation entre l’euro/dollar et les indices européens ces dernières semaines, qui s’explique par les fortes échéances qui nous attendent à la fin de la semaine et qui devrait créer un regain de volatilité, avec la réunion de la BCE jeudi et le sommet européen vendredi.

Bonne soirée à toutes et tous et à demain.

Sébastien. »

Voilà cher trader, le scénario de Sébastien à court terme. Vous l’avez compris : le marché donne ses premiers signes d’essoufflement, et commence à se retourner. Attendez la confirmation des signaux, et vous pouvez commencer à shorter le marché pour jouer le court terme.

Pour cela, vous avez bien sûr des trackers bear avec effet de levier (un levier de 2 au maximum d’ailleurs) ; mais si vous voulez des produits plus réactifs, vous avez les Turbos. Mais, cela, c’est la spécialité de Sébastien, alors pour plus d’informations, je le laisse vous expliquer sa stratégie sur turbos ici.

Bons trades,

Nathalie Boneil

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Nathalie Boneil
Nathalie Boneil
Directrice de la rédaction aux Publications Agora

Nathalie Boneil est Directrice de la rédaction aux Publications Agora. Elle a travaillé dans l’univers de la Bourse plus de 4 ans – mais c’est depuis toute petite que son grand-père lui parle des marchés et de l’investissement. Aujourd’hui, elle travaille avec nos rédacteurs et analystes sur les marchés actions pour qu’ils vous proposent les meilleurs services, les meilleures idées d’investissements, de manière la plus simple et la plus profitable qui soit pour vous.

Son rôle est tout simple : rendre les idées, les méthodes, les stratégies de nos analystes professionnels facilement compréhensibles et directement applicables pour vous. Elle met l’analyse technique à votre portée, vous montre les opportunités, les pièges à éviter, et vous explique les moyens de vous positionner sans vous noyer dans un jargon d’experts.

Un commentaire pour “Jouez la consolidation à court terme”

  1. Bonjour,
    Je réagis à l’article de Sébastien Duhamel, reproduit par Nathalie Boneil, pour transmettre une remarque:
    « Cela montre bien qu’aucun pays n’est à l’abri – et que l’Allemagne ferait bien d’aider enfin les autres pays européens, sinon, en tant qu’économie exportatrice et première de la zone euro, elle sera la première à payer les frais d’une crise plus forte ; mais cela n’engage que moi. Quoi qu’il en soit, cette sanction de S&P devrait pousser les Allemands à revoir leurs positions et à arrêter de bloquer sans cesse les solutions concernant les euro-obligations – quitte à les mettre en place pour un nombre limité de pays dans un premier temps par exemple. »
    C’est peut-être juste…ou faux, mais vu d’un point de vue partiel.
    Ce point de vue ne prend pas en compte ce qui semble être l’opinion dominante des Allemands, issue de leur culture et de leur histoire. Loin d’être un élément mineur, l’opinion populaire est respectable, et doit être, à mon avis, respectée. C’est le prix d’une forme de démocratie.
    D’autre part, cette opinion d’outre-rhin ne pourra évoluer que si leurs voisins se mettent dans la tête qu’ils doivent, pour faire infléchir la position rigide allemande, apporter des éléments pour séduire, convaincre. comment réussir à faire changer l’atmosphère, après avoir apporté la preuve par les attitudes que l’on pouvait s’asseoir sur les règles des traités signés, sans apporter des éléments tangibles de changement d’attitude? par des preuves et non des engagements, qui n’engagent que ceux qui y croient.
    Enfin, d’un point de vue économique général, et non purement financier, comment rendre crédible un plan européen de redressement de l’euro, en ne traitant que d’éléments d’assoupplissement purement financier à usage court terme, comme les rachats de la BCE, les eurobonds… alors que le besoin majeur des peuples est l’emploi, donc la croissance ? Pour l’instant, je n’ai rien lu de concret sur ce sujet, de la part des dirigeants politiques allemands, français, européens…Les structures politiques en place ont soit démissionné, soit sont impuissantes, auquel cas elles sont inutiles, soit elles sont trop liées à d’autres puissances qui ont le pouvoir sur elles.

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