Le jouet n’a plus la cote

Rédigé le 10 janvier 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

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Encore une société en redressement judiciaire… Le 8 janvier dernier, le concepteur de jouets pour enfants GROUPE JEMINI (FR0011001742) a été placé sous la protection du Tribunal de Commerce de Paris avec une période d’observation initiale de six mois.

Les produits du groupe étaient vendus sous marque propre comme sous licence – Disney, Warner, Spiderman, Hello Kitty en autres. Peluches, articles de décoration, produits de loisirs en plein air… n’ont plus la cote. Explications.

Un secteur en proie à la concurrence des tablettes et des jeux vidéo

Pour tout vous avouer, j’avais rencontré GROUPE JEMINI fin juillet 2011 mais, mises à part quelques news, je n’ai jamais écrit d’analyse sur ce dossier. Pourquoi ? La réponse est toute simple, je n’y croyais tout simplement pas. Bien que je ne sois ni devin, ni gourou, il me semblait – et il me semble toujours – que le secteur des jouets est, pour un investisseur particulier, très difficile à appréhender.

La raison est double. D’abord, dans ce secteur les modes changent très vite. Ensuite, bien que de qualité, les produits proposés par le groupe me paraissent quelque peu en décalage par rapport aux attentes et désirs actuels des enfants en matière de jouets. Nul besoin d’être spécialiste en marketing pour se rendre compte que, dès leur plus jeune âge, nos bambins savent déjà très bien nous faire comprendre quel(s) cadeau(x) leur offrir pour telle ou telle fête. Bref, vous l’avez certainement remarqué, avec le développement des nouvelles technologies, ces petits prescripteurs d’achat ne jurent plus que par les tablettes numériques, les jeux vidéo et autres produits à forte innovation… Les chiffres sont d’ailleurs sans appel : sur le premier semestre, les ventes de peluches ont reculé de près de 24% et les ventes de figurines de 27%…

S’adapter ou décliner…

Depuis mon rendez-vous de juillet 2011, la situation financière de GROUPE JEMINI, s’est évidemment détériorée avec une dette d’environ 10 millions d’euros. Mais surtout, le groupe fait montre d’un vrai problème de gouvernance, deux présidents se sont en effet succédé en l’espace de quelques mois…

J’ai envie de faire une comparaison. Prenons Lexibook (FR0000033599) qui évolue quasiment dans le même secteur. Ce distributeur de produits électroniques grand public s’est lancé, depuis près de deux ans, sur le créneau des tablettes tactiles pour enfant. Certes, le premier semestre a été difficile mais la rentabilité opérationnelle reste autour des 9%… D’ailleurs, la Bourse plébiscite l’action avec une progression de plus de 20% en un an et une capitalisation autour des 19 millions d’euros…

Pour les actionnaires de GROUPE JEMINI, la débâcle est importante car la souscription avait eu lieu il y a moins de deux ans au prix de 7,29 euros… En redressement judiciaire, la société rejoint ainsi de nombreux camarades du secteur… N’oublions pas Cesar (FR0010540997), le spécialiste du déguisement qui ne cote plus depuis 18 mois et dont nous n’avons plus d’informations depuis son redressement judiciaire d’août 2011… Rappelons-nous également de Smoby, il y a quasiment cinq ans en liquidation judiciaire avec des valeurs…

Bref, vous l’avez compris, ce secteur ne me fait pas rêver – tout comme les secteurs du cinéma ou encore du football d’ailleurs… Tout simplement parce que les modes évoluent tellement vite, qu’il est difficile de réaliser un business plan qui tienne la route et de s’y conformer. Prudence donc…

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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