Jeux vidéo : un risque de « game over » ?

Rédigé le 13 mars 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Depuis le début de l’année 2013, les sorties de nouveaux jeux vidéo se succèdent à un rythme d’enfer avec notamment les lancements des derniers opus de séries mythiques comme Gears of War et Metal Gear, pour ne citer que les plus récents.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le marché traditionnel des ventes sur consoles rencontre une décroissance de 16% en France, selon le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) qui évalue son poids à environ 70% du chiffre d’affaires du secteur. Ca n’est donc pas la grande forme.

Un rebond est cependant attendu pour 2013. En effet, l’arrivée sur le marché d’une nouvelle génération de consoles devrait quelque peu dynamiser les ventes. On compte notamment sur la Wii U, la nouvelle console de Nintendo, sortie le 30 novembre dernier mais également sur celles de ses concurrents Sony et Microsoft qui seront respectivement lancées courant 2013 et 2014.

En attendant, l’association professionnelle observe surtout une explosion des ventes de jeux online, qui représenteront la moitié du chiffre d’affaires du secteur dès l’année prochaine, selon l’Idate, un think thank spécialisé dans l’économie numérique. « Si depuis 3 ans environ la vente de jeux vidéo physiques est en baisse, et que celle-ci s’amplifie actuellement, la dématérialisation contribue, quant à elle, dans le même temps à la croissance du secteur », explique le SNJV.

Dans un secteur en très forte mutation, tant en termes de supports (TV connectée, smartphones, tablettes et bientôt streaming et cloud gaming) que de contenus, comment se comportent les éditeurs français de jeux cotés ? En France, seulement trois sociétés sont actuellement cotées en Bourse : UBISOFT, GAMELOFT et ATARI. Comme nous allons le voir tout de suite, elles rencontrent des fortunes plutôt diverses.

• UBISOFT, la référence du secteur

UBISOFT ENTERTAINEMENT (FR0000054470) tire son épingle du jeu dans un marché mondial que la direction du groupe évalue en décroissance de 20%.

Le mois dernier, l’éditeur a connu une hausse de 23% de ses ventes à 802 millions d’euros pour atteindre une part de marché record de 11% en 2012 en Europe et en Amérique du Nord. Une activité boostée par les succès d’Assassin’s Creed 3 et de Far Cry 3. Surtout, dans le même temps, les ventes online d’UBISOFT ont plus que doubl à 55 millions d’euros (+143% !). Pour 2013-2014, le groupe anticipe un nouvel exercice de croissance, porté par la sortie de Splinter Cell Blacklist et une nouveauté prometteuse, Watch Dogs, au deuxième semestre.

Pour les investisseurs, la valeur UBISOFT fait figure de référence avec de fortes progressions de 40,81% sur un an et de 8,48% depuis le début de l’année, à la clôture du 12 mars 2013.

• GAMELOFT plombé par l’attentisme

Un exemple que son jeune concurrent, GAMELOFT (FR0000079600) essaie difficilement de suivre.

L’éditeur s’est, pour sa part, spécialisé dans le développement et l’édition de jeux pour mobiles (smartphones et tablettes). Une stratégie qui porte ses fruits. Ainsi, sur ce créneau, le chiffre d’affaires de GAMELOFT a explosé au quatrième trimestre 2012 de +66% à 32 millions d’euros ! Les ventes sur les feature phones (portables ancienne génération), quant à elles, demeurent stables à 24,3 millions d’euros tandis que celles sur large screen reculent fortement de 56% à 1,4 million d’euros, avec l’arrêt des jeux console.

Pour l’instant, les investisseurs font preuve d’attentisme : l’indice recule même de 2,45% depuis le début de l’année à 5,17 euros à la clôture du 12 mars 2013. L’action reste cependant à surveiller en raison de son potentiel et de son positionnement tourné vers l’avenir.

• ATARI vers la faillite ?

ATARI (FR0010478248), ex-Infogrames Entertainment, est en pleine crise interne. Le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 3,9 millions d’euros, en chute de 64,5% au troisième trimestre 2012 et de 51,5% sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’exercice !

A l’issue de ces résultats, la société de divertissements interactifs et de licences multi-plateforme a annoncé une procédure de faillite (Chapter 11) aux Etats-Unis, ainsi qu’un changement d’actionnaires et l’évolution de sa gouvernance… En manque de ressources, ATARI a même dû interrompre son programme de lancement de nouveaux jeux en ligne et sur mobiles. Pour l’exercice fiscal 2012-2013, la société s’attend par ailleurs à enregistrer « une perte significative ».

Dans ce contexte de crise, sa capitalisation boursière a chuté de 49,41% sur un an, depuis la suspension de sa cotation le 21 janvier 2013.

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