Les jeux sont-ils faits pour les casinos ?

Rédigé le 2 mai 2013 par | Indices, sociétés et marchés, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Dans un secteur en berne, les casinotiers cotés en Bourse font grise mine depuis déjà plusieurs années. Ils sont pourtant positionnés sur un secteur qui semble relativement épargné par la crise : le luxe. Par ailleurs, malgré une diversification dans le tourisme haut de gamme, certains peinent à sortir véritablement la tête de l’eau.

En effet, comme nous allons le voir aujourd’hui, la chance ne sourit pas à tous les exploitants de jeux de hasard et, contrairement à bien d’autres secteurs, ce sont les plus gros acteurs qui souffrent le plus.

•Pas touche à Partouche

GROUPE PARTOUCHE (FR0000053548) est le principal casinotier français. Il possède à lui seul pas moins de 47 établissements de jeux dans l’Hexagone, contre 34 pour son concurrent direct, le groupe Barrière – qui, lui, n’est pas coté et dépend du groupe Accor.

Créé en 1973, GROUPE PARTOUCHE s’est diversifié ; en plus des jeux de tables (roulette, poker, black-jack, etc.) et de jeux automatiques (machines à sous et jeux vidéo), il réalise environ 7,5% de son activité dans l’hôtellerie et 1,5% dans les jeux en ligne, via sa filiale Partouche Interactive.

Côté résultats, le casinotier voit rouge depuis déjà plusieurs exercices. Au premier trimestre 2013, son chiffre d’affaires s’affiche à nouveau en baisse de 7% à 115 millions d’euros… L’activité est tellement mal orientée que son actionnaire principal (à hauteur de 66,45% du capital), Financière Partouche, a été placé en procédure de sauvegarde.

Ces bien mauvaises nouvelles ont fait dégringoler l’action de plus de 10% depuis le début de l’année à 0,86 euro. Sur 3 et 5 ans, la valeur plonge encore plus lourdement de, respectivement, 69% et 91% ! La chance a tourné GROUPE PARTOUCHE… mieux vaut ne pas y toucher.

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•Monaco sors la tête de l’eau

Détenue à près de 70% par l’Etat monégasque, la SOCIETE DES BAINS DE MER DE MONACO (MC0000031187) partage ses activités entre l’exploitation du prestigieux Casino de Monte-Carlo et le secteur hôtelier avec notamment l’hôtel de luxe Hermitage ou encore les Thermes Marins (Spa) sans oublier le Monte Carlo Sporting Club. Un positionnement haut de gamme qui semble aujourd’hui retrouver les faveurs de la clientèle huppée.

SBM a en effet publié un chiffre d’affaires en hausse de 10,2% à 81 millions d’euros au troisième trimestre de l’exercice 2012-2013, après une progression de 11,5% au premier semestre. Sur les 3 derniers mois, le groupe a notamment profité de l’intégration de l’hôtel Meridien Beach Plaza, repris le 28 juin dernier. Ce dynamisme du segment hôtelier depuis le début de l’année (+22,7%) permet de compenser la perte de vitesse du secteur Jeux (-6%).

Ce redressement sera-t-il suffisant ? Rien n’est moins sûr. « Si la mise en oeuvre du plan de relance et de redressement sur l’ensemble des activités du groupe a déjà permis de réaliser des améliorations significatives dans le domaine hôtelier et locatif, la baisse des recettes de jeux ne permet pas au groupe de présenter une amélioration suffisante de ses résultats opérationnels », regrette la direction.

Malgré ces perspectives, le titre progresse depuis 6 mois de plus de 15% à 33 euros. Une embellie sur la baie de Monaco, après une chute de près de 32% sur 3 ans et même de 42% sur les 5 derniers exercices !

•Le trompe-l’oeil cannois

A une cinquantaine de kilomètres de là, la SOCIETE FERMIERE DU CASINO MUNICIPAL DE CANNES (FR0000062101), qui dépend du groupe Barrière, exploite sur le même modèle que son concurrent monégasque le casino municipal de Cannes et différents hôtels situés sur la Croisette. Le groupe détient par exemple le golf de Cannes-Mandelieu ainsi que les hôtels Majestic et Gray d’Albion.

Malgré une conjoncture défavorable, la SFCMC a connu une progression de plus de 46% de son titre depuis le début de l’année ! Le groupe connaît pourtant un repli de 12% de son activité au premier trimestre 2012-2013 à 18,36 millions d’euros… L’évolution de son cours est donc à prendre avec un peu de recul. En effet, les volumes de transaction concernant ce dernier restent très limités en raison de sa valeur élevée, 1 499 euros, et de la faible part de capital flottant du groupe.

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