Jean-Claude Le Lan : « ARGAN vaut plus que sa valorisation actuelle »

Rédigé le 24 juillet 2013 par | Interviews, Mid et Small Caps Imprimer

Jean-Claude Le LanLa semaine dernière, je vous informais, dans une news, que les revenus locatifs d’ARGAN (FR0010481960) avaient progressé de 25% au S1 2013. Comme je vous l’expliquais alors, j’avais rencontré son P-DG, Jean-Claude Le Lan, à l’occasion d’une interview réalisée pour ma lettre d’infos et d’investissement Mes Valeurs de croissance. Je vous livre ici l’échange que nous avons eu.

EL : Pouvez-vous revenir sur la création d’Argan ? JCLL : J’ai créé Argan en 1993 suite à la cession de Batiroc, société spécialisée dans les toitures isolantes que j’avais fondée en 1980. J’en suis tout de même resté directeur général. Mon intérêt pour l’immobilier d’entreprise et, plus spécifiquement pour les plateformes logistiques, m’a conduit à réaliser entre 1993 et 1995 trois investissements à Marseille, Metz et Orléans. J’en assurais la gestion locative en sus de mes fonctions managériales. Les loyers équilibrant la charge de l’emprunt, l’activité était relativement simple. Le 1er janvier 2000, après avoir quitté mes fonctions chez Batiroc, je suis devenu le premier salarié d’Argan.

EL : Pouvez-vous nous dresser le portrait d’Argan aujourd’hui ? JCLL : Argan a beaucoup évolué depuis 2007. Notre business model est finalement relativement simple : nous développons des plateformes logistiques « clés en main » avec financement, conception et construction puis gestion locative. Le tout complété d’arbitrages ciblés concernant les actifs matures. Notre patrimoine atteint actuellement 1 100 000m2, répartis en 40 plateformes en France. Sa valeur atteint 754 millions d’euros (H.D.) et nos plateformes sont louées à 98%. Leurs occupants sont aussi prestigieux que Casino, Décathlon, DHL ou encore La Poste et L’Oréal. En 2012, nous avons enregistré la douzième année de croissance à deux chiffres de nos revenus locatifs. Il faut dire que la durée moyenne de nos baux est d’environ 6 ans, ce qui assure une certaine récurrence de nos revenus.

EL : En 2007, vous décidez de rentrer en Bourse. Pourquoi ? JCLL : Il faut comprendre que notre métier exige de lourds investissements. En effet, pour faire croître notre patrimoine et conserver des actifs de qualité, il nous faut sans cesse investir dans les plateformes logistiques. En 2007, avant notre IPO, nous gérions près de 400 000m2. C’était déjà important, certes, mais pas suffisant à nos yeux. Nous voulions accélérer rapidement et, pour ce faire, la Bourse s’est naturellement imposée à nous. Cela d’autant qu’elle nous permettait d’asseoir un peu plus notre crédibilité.

Notre IPO s’est réalisée au cours de 15 euros avec des taux de sursouscription importants – de l’ordre de 5,7 fois pour les particuliers et de 4,1 fois pour les investisseurs institutionnels. Nous avons levé 60 millions d’euros, dont 30 millions d’euros en augmentation de capital. En avril 2011, nous avons une nouvelle fois fait appel au marché et levé 35 millions d’euros. Là encore, à 11 euros par action, la demande portait sur deux fois les montants proposés.

D’ailleurs j’en profite pour vous dire que je suis assez déçu par le parcours de l’action par rapport à son cours d’IPO. Je trouve que notre valorisation ne reflète ni la qualité de nos actifs et locataires, ni la flexibilité qu’offre notre mode de développement. Notre société vaut beaucoup plus que sa valorisation actuelle de 177 millions d’euros, qui représente une décote de 12% par rapport à notre actif net réévalué (ANR)…

EL : Vous êtes présent exclusivement en France. N’est-ce pas un handicap dans la conjoncture actuelle ? JCLL : Nous ne ressentons pas la crise. C’est d’ailleurs pour cela que notre plan 2013- 2015 est très ambitieux. Nous avons comme but de faire grossir notre patrimoine jusqu’à 1 milliard d’euros avec des loyers annuels qui pourraient atteindre 70 millions d’euros. Cela ferait une augmentation importante par rapport aux 52 millions d’euros dégagés l’an dernier. Jusqu’à maintenant, Argan a toujours réalisé ses objectifs, souvent en avance sur le calendrier. Je suis confiant.

Ndlr : retrouvez le décryptage d’Eric Lewin sur ARGAN ainsi que ses analyses complètes de valeurs, et ses recommandations boursières sur Mes Valeurs de Croissance.

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Cher lecteur,

Ca y est !

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A très bientôt !
Nathalie Boneil
Directrice de la rédaction

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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