Je vends l’euro… un point c’est tout

Rédigé le 2 avril 2012 par | Matières Premières Imprimer

Vous le savez peut-être, je défends depuis longtemps une approche systématique du trading sur les devises, le Forex, qui met de côté les émotions et les avis subjectifs. Mais cette fois, je m’engage car le timing et les conditions me semblent parfaits pour vendre l’EURUSD. Laissez-moi vous expliquer ma stratégie.

Zone euro : Les craintes resurgissent

L’Espagne semble être la prochaine cible des marchés ; elle montre des signes de fragilité. Les taux à 10 ans ont de nouveau atteint les 5,5% ces derniers jours.

Taux espagnols

On en oublierait presque que l’Irlande renégocie dans son coin avec la BCE le remboursement des aides octroyées en 2011. Mauvais signe…

En Italie, Mario Monti va devoir affronter la grogne populaire alors qu’il continue d’appliquer à la lettre la feuille de route tracée quand il a pris ses fonctions. Ironiquement, c’est lui, le seul dirigeant européen non-issu d’un scrutin démocratique, qui semble prendre ses responsabilités.

Il n’a d’ailleurs pas hésité à envoyer quelques pics à ses « amis » franco-allemands, leur reprochant tout simplement d’être la cause du problème européen : « Bien sûr, si le père et la mère de la Zone euro violent les règles, vous ne pouvez pas espérer [que des pays comme] la Grèce les respectent » a-t-il déclaré cette semaine. Ambiance !

1000 milliards ou rien…

Illustration que nos élites n’ont toujours rien compris à ce qui se passait : la bataille qui fait rage en ce moment est la capacité du pare-feu européen. L’OCDE a fixé une barrière à 1 000 milliards d’euros comme étant le minimum pour contrer la propagation de la crise en Zone euro. L’Allemagne ne veut elle que 700 milliards — mais en fait, elle semble surtout chipoter pour la forme et uniquement dans le but de voir l’un des siens remplacer Jean-Claude Juncker à la présidence de l’Eurogroupe.

Je vous rappelle que le pare-feu est un système qui permet de prêter à des pays qui ne rembourseront jamais. Pas vraiment une solution donc…

Portugal, Espagne puis France : les dominos vont tomber

Après l’euphorie du happy end au feuilleton grec — dont on sait déjà, cher lecteur, qu’il est condamné d’avance puisque la Grèce ne tiendra pas ses objectifs — c’est désormais la contagion qui va pouvoir reprendre tranquillement.

Portugal, Espagne, France : trois pays dont les dirigeants n’ont, semble-t-il, pas pris la mesure du problème. Malgré les efforts de la BCE qui a inondé les banques de liquidités, les crédits aux entreprises et aux particuliers a encore marqué le pas en France le mois dernier alors que la masse monétaire M3 ne cesse de grossir illustrant le problème d’utilisation des liquidités.

A tel point que certaines petites entreprises doivent se mutualiser pour obtenir des financements ! (Je vous renvoie sur un article d’Eric Lewin très explicite à ce sujet).

Crédits attribués aux entreprises

EURUSD : Ma stratégie

Comme je l’écrivais en début de semaine pour un précédent article, l’euro est toujours dans une configuration baissière à moyen terme. Mais la situation est moins nette à court terme.

Graphique de l'EUR/USD

Toutefois, je passe désormais vendeur sur la paire EURUSD sur les niveaux actuels (1,3290/1,33) avec un renforcement en cas de cassure des 1,3250 qui ouvrira la voie vers 1,3160$.

Ce scénario est valide tant que la paire ne dépasse pas franchement son récent point haut à 1,3485.

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Jérôme Reviller
Jérôme Reviller

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Un commentaire pour “Je vends l’euro… un point c’est tout”

  1. […] crois avoir été clair dès la semaine dernière, quand mon article titrait “Je vends l’euro, un point c’est tout“. Dès mardi 3 avril, au soir, la devise dévissait de 1,3350 à […]

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