Que penser de l’IPO d’YMAGIS ?

Rédigé le 8 mai 2013 par | Big caps Imprimer

J’ai un profond désamour pour le couple Bourse/Cinéma — je me suis largement épanché sur le sujet ici et , dans le cadre de la lettre Small Caps Confidentiel.

D’ailleurs, s’il m’arrive parfois d’émettre quelques doutes à ce sujet, les « exploits » d’Europacorp (FR0010490920) sont là pour me rappeler à l’ordre. C’est donc avec la plus grande réserve que j’ai accepté de rencontrer la direction d’YMAGIS (FR0011471291), société qui, vous l’aurez compris, évolue dans le milieu du cinéma.

« Notre société n’a rien à voir avec Europacorp. Nous existons depuis 2007 et nous nous sommes imposés comme le grand spécialiste de la numérisation des cinémas européens », me confie d’emblée Jean Mizrahi, fondateur du groupe. Quand il évoque son modèle — celui d’être l’intermédiaire entre les distributeurs de films et les exploitants de salles de cinéma numérique –, l’homme est d’ailleurs plutôt convaincant.

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Conférence "A la recherche du rendement perdu"

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Un système innovant et lucratif
Dans les grandes lignes, le groupe intervient auprès des exploitants qui cherchent à convertir leurs salles de cinéma au numérique. Pour ce faire, YMAGIS a mis en place un système de financement particulièrement innovant. Directement inspirée du modèle américain de VFP (virtual print fees), la CTN (Contribution à la Transmission Numérique) consiste à obtenir des distributeurs une contribution financière « à chaque fois qu’ils diffusent un film numérique dans une des salles dont la transition est financée par YMAGIS ».

Fort d’un parc installé de près de 2 886 écrans sous contrat CTN à fin 2013, le groupe a de quoi voir venir… En effet, YMAGIS dispose ainsi d’un chiffre d’affaires sécurisé de 261 millions d’euros à horizon 2023. D’ailleurs, dans leur ensemble, les analystes financiers prévoient des hausses régulières du chiffre d’affaires au cours des prochaines années — 40 millions d’euros en 2012, 53 millions d’euros en 2014 ou encore 63,9 millions d’euros en 2016.

Sur le marché des changes, il y a toujours des occasions de profits…
… il suffit de savoir les détecter !

C’est probablement bien plus simple que vous le pensez et ça ne prend que 10 minutes par jour, comme vous le constaterez en continuant votre lecture…

 

En parallèle de cette solution de financement innovante, le groupe cherche à se diversifier dans d’autres activités comme la vente et l’installation de matériel, l’infogérance et la maintenance ou encore les services de post production.

Ymagis à l’assaut de la Bourse
Pour « se positionner dans un marché en plein renouvellement et avoir les moyens de saisir des opportunités »,selon les termes de Jean Mizrahi, YMAGIS se lance à la conquête de la Bourse avec l’intention de lever une vingtaine de millions d’euros. L’IPO en question se réalisera sur le Compartiment C du NYSE Euronext, avec une clôture du placement le 29 avril prochain.

De mon point de vue, l’action est un très bon vecteur pour jouer la numérisation et la transformation du secteur du cinéma. Par ailleurs, ce qui ne gâche rien, avec une marge opérationnelle fixée autour des 15%, la société est rentable. Et, contre toute attente, je suis plutôt séduit par le management qui me paraît sérieux et surtout sans esbroufe.

Alors que faut-il faire ?
La capitalisation boursière prémoney — c’est-à-dire avant introduction en Bourse — ressort à environ 42 millions d’euros… Le PER, autour de 17, n’est pas donné sur 2013 mais, si l’on regarde les prévisions 2014 qui semblent tout à fait jouables, on arrive à un PER de 12. De fait, j’ai bien envie de tenter l’opération. Mon idée consisterait à placer un ordre en bas de fourchette ; à 7,65 euros pour pas plus de 2% du capital.
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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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