Cette action a un potentiel intéressant ; voici comment j’investirais

Rédigé le 19 décembre 2012 par | Matières Premières Imprimer

Par Isabelle Mouilleseaux

Je regarde depuis quelque temps une société américaine spécialisée dans le gaz et le pétrole. Son profil ?

Petite pépite spéculative assise sur un gros tas de réserves ; potentiel long terme vraiment intéressant si elle trouve les financements…

Cette entreprise dispose de concessions offshore en Papouasie-Nouvelle-Guinée (au nord de l’Australie et à l’est de l’Indonésie) et serait assise sur d’immenses réserves de gaz (quelque 8,6 milliards de pieds-cubes).

En Papouasie ?…
Juste pour information, la Papouasie vous semble peut-être très lointaine, mais figurez-vous que le pays des Papous attire bien des convoitises : il détiendrait 226,5 milliards de mètres cubes de réserves de gaz dans ses sous-sols… Voilà qui attire du beau monde :

– TOTAL (FR0000120271) vient de conclure un accord avec l’Australien OIL SEARCH (OSH) pour y acquérir cinq licences d’exploration.
– EXXON MOBIL (XOM) est d’ores et déjà sur un projet de 15,7 milliards de dollars qui devrait être opérationnel dans deux ans.
– Le projet d’INTEROIL (IOC) en cours de finalisation porterait quant à lui sur six milliards de dollars

Ames sensibles, passez votre chemin
Le parcours boursier d’INTEROIL n’est pas de tout repos. Avec des plus hauts à 95$ et des plus bas à 35$ sur les trois dernières années, la volatilité de ce titre décoiffe.

Graphique de IOC

Ces derniers jours, le titre rebondit fortement et cote 56$, ce qui nous donne une capitalisation de quelque 2,8 milliards de dollars. C’est très probablement en-deçà de son potentiel long terme. Pourquoi ?

Disons que la société réalise des forages et arrive à prouver que les ressources sont bien là, progressivement, test après test. Mais…

… mais ces réserves sont « perdues au milieu de nulle part »…
En clair et sans décodeur, toutes les infrastructures d’acheminement du gaz doivent être construites. IOC accumule les réserves de gaz mais ne peut pas les acheminer pour les vendre, faute de pipelines et d’un port GNL capable de convertir le gaz en liquide pour être transporté via méthaniers.

+306%, +165%, +300%…

Mathieu Lebrun sait dénicher les opportunités de gains… et sa performance globale (gains ET pertes compris, net de frais de courtage) de +65% est là pour en témoigner.

Profitez sans plus attendre de ses recommandations ! Il suffit de continuer votre lecture…

 

 

Bonne nouvelle : le gouvernement local vient d’annoncer qu’il allait prendre une participation de 50% dans deux projets d’IOC pour participer au financement des infrastructures. Un bon début, espérons prometteur… mais beaucoup reste à faire.

Faut-il investir dans une entreprise de ce type ?
Pour commencer, il faudrait creuser un peu plus. You need to do your homework… comme diraient les Américains. Sans aller jusque-là aujourd’hui, disons que vous avez deux façons d’investir.

– Vous pouvez décider d’investir dans cette société en vous disant « la matière est là ».
Dans ce cas vous prenez un « pari » sur le financement des infrastructures. Pari de long terme avec un potentiel très significatif en termes de plus-value boursière si tout se passe bien. Le risque est relativement important étant donné la volatilité, mais le potentiel est à la hauteur. Avec un bon money management, pourquoi pas.

– Vous pouvez aussi vous dire que le titre est aujourd’hui relativement peu cher et qu’un risque de baisse significative est limité.
Je vous rappelle qu’il cote 40% sous ses plus hauts de l’été et que cette cotation ne prend en compte qu’une fraction des réserves de l’entreprise. Ajoutez à cela que l’action est volatile (ce qui veut dire qu’elle offre de belles primes sur le marché options).

Tous les ingrédients sont réunis pour faire le bonheur du vendeur d’options qui cherche à acquérir le titre « à bon compte ». Je ne vais certainement pas entrer dans le détail ici. Mais voici en quelques mots l’idée…

Ce que je ferais sur une configuration de ce type
Il serait tentant de vendre une option put sur INTEROIL à 45$ à mars. Je vous explique très sommairement :

Une opération de ce type permet à l’investisseur d’empocher immédiatement 270$ de prime par contrat. Si le titre INTEROIL cote au-dessus des 45$ à l’échéance en mars, l’option expire ; il a gagné 270$ de prime. L’affaire est terminée.

Et si le titre cote en-dessous de 45$ ?
Dans ce cas, notre investisseur garde la prime de 270$ et se retrouve avec 100 actions INTEROIL créditées sur son compte pour un coût de revient unitaire de 42,30$ par titre (45$ moins la prime).

42,30$… Allez donc voir le graphe ci-dessus. N’est-ce pas un cours d’entrée extrêmement intéressant pour miser ensuite à moyen long terme sur la valeur ?

Si.

Mon dernier bébé…
Je ne peux entrer ici dans le détail de cette stratégie. Mais sachez que j’ai monté une petite « e-letter » gratuite, intitulée pour l’instant AgoraFormation. Son objectif est de donner à l’investisseur des outils, techniques, méthodes, stratégies d’investissement et de money management pour mieux comprendre et investir sur les marchés.

Nul doute que le savoir-faire et le partage d’expérience permettront d’améliorer vos performances en Bourse. J’y aborderai certainement les options à l’occasion. En attendant, si vous voulez vous donner les moyens de comprendre et gérer par vous-même votre portefeuille, vous pouvez vous inscrire à AgoraFormation en cliquant ici.

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