Internet : une bulle pas si nette

Rédigé le 22 avril 2014 par | Indices, sociétés et marchés, Mid et Small Caps Imprimer

Les marchés financiers seraient-ils sous la menace de l’éclatement d’une nouvelle bulle Internet ? Alors que la chute des valeurs technologiques en 2000, qui a entraîné dans son sillage les Bourses du monde entier, demeure vivace dans les mémoires, un scénario identique paraît se dessiner aujourd’hui.

Comme il y a 14 ans, les investisseurs se retrouvent avec d’énormes liquidités à placer suite aux politiques accommandantes des banques centrales et notamment de la Réserve fédérale américaine (Fed), destinées à soutenir la croissance. Comme à cette époque, ils n’ont d’yeux que pour les sociétés du web qui, estiment-ils, offrent les plus importants potentiels de développement et donc les plus mirifiques plus-values. Personne ne veut rater le prochain Google ou le futur Facebook.

Investisseurs plus avisés

A ce titre, la prochaine introduction en Bourse du cybercommerçant chinois Alibaba suscite de grands appétits. La progression actuelle de l’action Yahoo! s’explique d’ailleurs plus pour les 24% que détient le portail dans Alibaba que pour ses derniers résultats, plutôt décevants. Et que dire de King Digital Entertainment, l’éditeur du célèbre jeu « Candy Crush » coté à Wall Street depuis le 26 mars dernier, dont la capitalisation boursière dépasse déjà les 7 milliards de dollars ! Vous avez dit bulle ?

En réalité, la situation actuelle diffère quelque peu de celle de 2000 et il semble que les financiers aient appris de leurs erreurs passées. Ainsi, la Fed est en train, tout doucement et sans bruit, de réduire progressivement ses injections de liquidités. Une opération de « désensibilisation » des marchés afin d’éviter une coupure brutale du robinet à crédits et tout risque de « krach » boursier. Par ailleurs, contrairement aux années 2000 où il suffisait de mettre le mot « Net » pour voir affluer les investisseurs, les acheteurs sont aujourd’hui beaucoup plus avisés. Pour reprendre l’exemple de King, ils ont surtout vu une entreprise qui dégageait déjà des bénéfices.

Des valeurs françaises solides

De ce côté-ci de l’Atlantique, le « business » des petites et moyennes valeurs apparaît tout aussi solide. Le 17 avril dernier, le portail Internet dédié aux femmes Aufeminin.com (FR0004042083) a annoncé un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros au 1er trimestre 2014, en hausse de 44%. Hors le site MyLittleParis, acquis fin 2013, la croissance se limite à 8%. Ce qui n’empêche pas le titre Aufeminin.com, proposé sur l’Eurolist B, d’afficher une progression de près de 37% en 6 mois et de plus de 77% en 1 an.

Toujours le 17 avril, Rentabiliweb (BE0946620946) a également publié de bons résultats. Le spécialiste du micro-paiement sur Internet et l’édition de sites grand public enregistre des revenus au 1er trimestre 2014 en augmentation de 11,2% pour atteindre 17,3 millions d’euros. La valeur, elle-aussi cotée sur le Compartiment B, a bondi de 111% sur 6 mois et de 137% sur 12 mois.

Encore plus fort : LDLC.com (FR0000075442) ne cesse de revoir ses perspectives de chiffre d’affaires à la hausse. L’e-commerçant de matériels informatiques et multimédia, introduit sur l’Eurolist C, a vu le cours de son action s’envoler de 107% sur 6 mois et de 223% sur 1 an.

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