Ingenico rachète GlobalCollect : plus rien ne l’arrête !

Rédigé le 4 juillet 2014 par | Mid et Small Caps Imprimer

Qui a dit que les entreprises françaises n’étaient pas actives à l’étranger et s’exportaient mal ? Ingenico (FR0000125346), le leader mondial (cocorico !) des terminaux de paiement, lecteurs de cartes, etc. jette son dévolu sur GlobalCollect, un autre spécialiste néerlandais des terminaux de paiement en ligne. Cette acquisition est un bon moyen d’accélérer le développement du groupe dans le online.

GlobalCollect est présente dans le monde entier, réalise 305 M€ de chiffre d’affaires entre l’Europe (35%), les Etats-Unis (36%), l’Asie-Pacifique (23%) et l’Amérique Latine (6%), et est une société très rentable : sa marge d’Ebitda tourne autour de 16,4%.

Cette acquisition doit donc permettre à Ingenico de doubler sa taille dans les services de paiement avec un chiffre d’affaires qui devrait dépasser les 500 M€.

hausse ingenicoIngenico n’a pas hésité à mettre sur la table 820 M€, cela représente 14 fois l’Ebitda 2014 de la cible ! C’est cher, certes, mais acquérir une société rentable se paye (même si GlobalCollect reste moins rentable qu’Ingenico dont la marge d’Ebitda sera d’au moins 21% cette année). L’opération sera réalisée en cash à hauteur de 220 M€ et par crédit pour les 600 M€ qui restent. Mais pas de souci : la situation financière d’Ingenico reste très saine avec un  gearing de moins de 20%.

Ingenico a donc fortement progressé, gagnant 9,7% en clôture dans un très fort volume. Le marché salue évidemment son renforcement dans les paiements en ligne et les complémentarités qui se dégagent de cette nouvelle acquisition avec Ogone, le leader européen des services de paiement en ligne qu’Ingenico a acheté l’an dernier. Ogone cible les PME tandis que la société néerlandaise est plus axée sur les grands acteurs du marché.

Ingenico a profité de cette annonce pour réviser à la hausse ses objectifs de chiffre d’affaires 2016 avec une activité attendue supérieure à 2,2 Mds€. Ingenico se paye actuellement sur un PER de 17 et sur une VE/ROC de 12, ce qui n’est pas donné. Mais ses qualités intrinsèques  lui octroient en général des ratios de valorisation assez élevés.

Bref, encore un très bon dossier !

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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