Plus il y a de quantitative easing, moins il y a d’inflation ?

Rédigé le 14 octobre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Les prix à la consommation en France ont rechuté de 0,4% en septembre après une brève parenthèse haussière au mois d’août.

Une large part de ce résultat est imputable au recul du prix des produits pétroliers, mais d’autres facteurs plus structurels expliquent l’incapacité des prix à rebondir, et notamment la baisse de nombreux tarifs dans les services pour sauvegarder les parts de marché.La guerre tarifaire entre taxis et Uber en fournit une excellente illustration, les prix cassés sur les billets aériens également.

Selon l’Insee, l’inflation stagne au niveau zéro pour le 2ème mois consécutif, mais « corrigée des variations saisonnières » (CVS), elle connait un recul de 0,1%.

L’indice des prix harmonisé « IPCH », qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, s’est contracté de -0,4% en septembre mais affiche une « hausse » de 0,1% sur un an (notons que l’inflation recule dans le même temps de -0,3% en Espagne).

Conclusion : après 8 mois d’injections de la BCE (et plus de 500 Mds€ de rachats d’actifs destinés à soulager le bilan des banques), la trajectoire de l’inflation ne cesse de s’infléchir à la baisse et de s’éloigner des objectifs assignés au « QE »… et le pire, c’est que ce « QE » ne soutient même plus le marché.

Mots clé :

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Laissez un commentaire