L’importance du volume sur une small cap

Rédigé le 3 février 2012 par | Big caps, Mid et Small Caps Imprimer

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Pour sélectionner les meilleures opportunités, voici comment Jean Chabru fonctionne :

  1. Il sélectionne un marché qui surperforme le CAC 40 depuis 1999 : les small caps…
  2. Il analyse ensuite ce marché pour en extraire les 10 à 20% qui le tirent à la hausse !
  3. Il utilise son système FOCVS pour détecter les valeurs les plus prometteuses.

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Vous m’entendez souvent évoquer les volumes* traités quand j’analyse une valeur. Il faut savoir qu’au-delà des considérations financières et boursières, la mesure de la liquidité est à prendre très au sérieux, surtout lorsqu’on évolue dans ce monde des small caps, si particulier.

La société de Bourse Portzamparc, installée depuis des décennies dans l’ouest de la France et spécialiste des small et mid caps, ne fait entrer dans ses portefeuilles que des sociétés dont le flottant dépasse les 10 millions d’euros. Cela veut dire tout simplement qu’en dessous de ce niveau et quel que soit le potentiel de progression de la société, elle ne figurera pas dans sa watch list. Ce processus de décision me semble tout à fait logique dans la mesure où seules les valeurs liquides peuvent être véritablement conseillées et tradées. C’est l’avis que défend également mon collègue Philippe Bechade lorsqu’il se prépare à analyser des dossiers de small caps. La première question qu’il me pose, au-delà du secteur ou même des ratios financiers est toujours « quels volumes ? ». Car avec de faibles volumes, l’analyse graphique (qu’affectionne Philippe) perd de sa pertinence.

Alors vous me demandez souvent s’il y a une règle. En fait, dans ma méthodologie, je regarde le véritable flottant de la société, c’est-à-dire que je déduis la participation des actionnaires principaux et celles des fonds d’investissement disposant de plus de 5% du capital… C’est facile à trouver pour moi. Il me suffit d’appeler la société qui me fournit dans la foulée toutes les informations nécessaires. Une fois que j’ai la répartition du capital, je calcule ensuite le vrai flottant. Je prends alors la décision de vous parler, ou non, la société. Je n’ai pas de règle particulière mais il faut au minimum 20% de flottant avec des capitalisations qui ne descendent pas sous les 20 millions d’euros.

Ce sera d’ailleurs ma règle de base quand je lancerai le service de court terme sur les small caps d’ici quelques semaines. Car même en limitant le service à 150 personnes, il faut minimiser les risques de décalage de cours. Car c’est bien de cela qu’il s’agit…

Je vous donne un exemple. Supposons que je vous recommande à l’achat un titre ayant une capitalisation de 10 millions d’euros avec 10% de flottant. Il y a donc au maximum 1 million d’euros sur le marché, ce qui est ridicule. Pour peu que l’un d’entre vous croit fortement au titre et place un ordre important ou que vous soyez une centaine à mettre 10 000 euros, il pourrait y avoir un effet boule de neige et des décalages très importants à la hausse.

Il y a une vingtaine d’années, lorsque je traînais mes guêtres au Palais Brongniart, il y avait le marché du « hors cote », soit l’ancêtre du marché libre. A cette époque, les cotations n’étaient pas électroniques. Elles étaient faites par des coteurs qui réceptionnaient les ordres d’achat et de vente avant l’ouverture de la séance à 12h30. De temps en temps, il y avait des corners sur certaines valeurs. Ce n’est pas du football, cela veut dire tout simplement qu’il y avait un assèchement des titres sur le marché, poussant les acheteurs à payer de plus en plus cher… C’était alors la course au papier ce qui peut provoquer des décalages phénoménaux, surtout sur des small caps.

L’un des plus célèbres corners de l’histoire a eu lieu en octobre 2008 et concerne Volkswagen. Les vendeurs à découvert ont complètement paniqué et étaient prêts à payer n’importe quel prix de peur que Porsche, principal actionnaire de Volkswagen, lance une OPA sur les minoritaires avec un flottant réduit, à l’époque, à 6%. Pendant quelques instants, Volkswagen est même devenue la première capitalisation mondiale. Bon je m’égare en parlant d’automobile allemande et de grosses capitalisations… Mais c’est pour vous montrer l’importance de la liquidité.

* Décryptage :  volumes
En Bourse, le volume mesure le nombre de transactions effectuées sur une valeur mobilière donnée, c’est-à-dire le nombre de titres qui ont été échangés selon une échelle de temps définie (jour, semaine, mois…). Le volume est une donnée importante pour savoir si une tendance est forte ou non. De manière générale, pour être véritablement considérée comme solide, une tendance haussière doit être accompagnée de forts volumes en phase de progression et de volumes plus faibles lors des phases correctives. Ainsi, une forte hausse avec de faibles volumes n’inspire rien de bon. En effet, dans un futur plus ou moins proche, la tendance a de fortes chances de se retourner.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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