Impacts de la décorrélation EURCHF

Rédigé le 15 janvier 2015 par | Big caps, Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

La décision de la BNS de renoncer à la défense du plancher des 1,20 Euro face au franc suisse provoque un carnage sur les valeurs helvétiques avec un krach boursier de -13,5% au plus fort de la tourmente. C’est un vrai carnage sur les valeurs helvétiques. Les valeurs du luxe subissent leur pire séance depuis octobre 1987 : Swatch et Richemont plongeaient de -16 à -18% vers 12H30.

Les travailleurs frontaliers de nationalité française percevant leur salaire en franc suisse vont gagner 15% de plus à la fin du mois si les parités en restent là. Les genevois vont pouvoir acheter un chalet 15% moins cher à la Clusaz, Megève ou Chamonix. Ceux qui ont emprunté à court terme en franc suisse (taux plus faible qu’en France pour le crédit à la consommation) vivent un cauchemar.

Ceux qui détiennent des actions helvétiques sur un compte suisse ne perdent rien puisque la différence entre +15% (devise) et -9% (chute du SMI) reste positive de +6%.

Un bon avant goût de ce qui attend les Grecs s’ils sortent de la zone Euro ! Le plus cocasse c’est que c’est la Suisse qui sort la première… par le haut !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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