L’immunothérapie, votre source d’hyperprofits

Rédigé le 4 février 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

L’immunothérapie, l’un des domaines les plus prometteurs de la recherche contre le cancer, pourrait bien être source d’immenses profits pour les investisseurs.

Le rôle du système immunitaire dans la lutte contre le cancer est connu depuis longtemps, mais de nouvelles technologies ont été nécessaires pour créer des traitements efficaces. J’aimerais vous parler aujourd’hui d’une entreprise de pointe qui a conçu une nouvelle forme d’immunothérapie pour lutter contre les formes les plus mortelles de cancers.

Il y a plus d’un siècle, des médecins ont constaté que le système immunitaire pouvait ralentir la progression d’un cancer. Une infection sur le site d’une tumeur activait une réponse immunitaire qui luttait contre les envahisseurs bactériens, tout en permettant de diminuer la taille de la tumeur. D’autres ont noté qu’il n’était même pas nécessaire que l’infection soit au même endroit que la tumeur. Les patients chez qui une maladie infectieuse avait provoqué une forte fièvre profitaient parfois d’une régression de leur cancer. Ces observations ont poussé d’autres chercheurs du XIXe siècle, comme William B. Coley, à développer des traitements à base d’injections de cocktails bactériens.

A la fin du siècle, Paul Ehrlich, géant de la recherche médicale et lauréat du prix Nobel, émit l’hypothèse que le corps produisait des molécules capables de combattre les tumeurs. Malgré ces succès, notre compréhension du fonctionnement du système immunitaire restait très incomplète. Les immunothérapies contre le cancer finirent par passer au second plan par rapport aux chimiothérapies et aux radiothérapies.

Cet état de fait sera bientôt de l’histoire ancienne. Des avancées scientifiques permettent aujourd’hui d’entraîner le système immunitaire des patients pour le pousser à attaquer les cellules cancéreuses. Les traitements à base d’anticorps, par exemple, sont le plus grand succès commercial dans ce domaine pour l’instant.

Il existe aujourd’hui une large gamme d’anticorps, mis au point en laboratoire, capables de s’attacher aux cellules cancéreuses et d’aider à diriger le système immunitaire pour qu’il se défende de manière plus agressive.

En plus des immunothérapies à base d’anticorps, de nouveaux types de vaccins sont aussi en développement. L’un d’entre eux, développé par Dendreon et appelé Provenge, a obtenu une autorisation pour la lutte contre le cancer de la prostate.

Provenge a été accueilli comme une avancée majeure dans le domaine de l’oncologie. Malheureusement, il présente des inconvénients sérieux. Le patient soigné doit être soumis à une prise de sang pour isoler des cellules immunitaires qui sont ensuite mises en culture et modifiées pour s’attaquer au cancer. Chaque dose de vaccin doit être « fabriquée sur mesure » pour chaque patient. Le processus prend beaucoup de temps en laboratoire, ce type de traitement est donc très cher et difficile à utiliser à grande échelle.

J’aimerais vous parler d’une entreprise qui développe sa propre immunothérapie sur la base d’un vaccin. Contrairement au protocole de Provenge, ce vaccin peut être produit en masse. De plus, les vaccins peuvent être adaptés pour combattre de nombreux types de cancers. L’entreprise à la source de cette avancée s’appelle NEWLINK GENETICS CORP. (NLNK – NASDAQ).

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La technologie HyperAcute de NEWLINK

NEWLINK a été fondée en 1999 par le Dr Charles J. Link Jr. Elle a été créée pour commercialiser des biotechnologies transférées par le département de génétique, de développement et de biologie cellulaire de l’université d’Etat de l’Iowa. Link, qui a été directeur du John Stoddard Cancer Research Institute et est membre du National Cancer Institute et du National Institute of Health, occupe actuellement le poste de P-DG de l’entreprise. Il est également directeur scientifique et président du conseil d’administration.

Dans son principe, la technologie de NEWLINK, appelée immunothérapie HyperAcute, est similaire à la méthode de vaccination utilisée actuellement contre les maladies infectieuses. Tout comme dans vos vaccins contre la grippe, des antigènes sont présentés au système immunitaire pour l’entraîner à lutter contre un envahisseur nuisible.

Mais cette méthode a ses propres particularités. Comme vous le savez, le corps humain déclenche une forte réaction immunitaire lorsqu’il détecte des cellules ou des tissus étrangers. Appelée « rejet hyperaigu » (hyperacute, en anglais), il s’agit d’une réponse du corps entier qui peut se produire lorsque des tissus incompatibles sont utilisés lors d’une greffe.

Des cellules humaines provenant d’individus différents provoquent une réponse immunitaire ; celle-ci est plus forte encore lorsqu’il s’agit de cellules animales étant donné qu’elles sont encore moins similaires au profil immunitaire de la personne greffée.

Est par exemple rejeté par nos tissus un glucide présent sur la membrane cellulaire des mammifères inférieurs, mais pas sur les cellules humaines. La surface de toutes les cellules des mammifères inférieurs est couverte de milliers de ces glucides. Appelés Alpha 1,3-Galactosyl (ou αGal en abrégé), ils ne sont pas présents sur les cellules humaines ou sur celles des primates cercopithécidés, nos plus proches parents biologiques.

Même si nos cellules ne fabriquent pas cette molécule, au moins 1% des anticorps de notre sang sont conçus pour nous défendre contre des organismes étrangers chez lesquels elle est présente. Ils servent de protection contre les infections virales provenant d’autres mammifères, étant donné que beaucoup de virus sont porteurs de ce glucide lorsqu’ils traversent la barrière des espèces. De plus, beaucoup des bactéries présentes dans le système digestif contiennent de l’αGal et un système immunitaire fort aide le corps à les maintenir dans les endroits où elles ne sont pas nuisibles.

NEWLINK utilise ce mécanisme de défense inné pour créer un vaccin. Elle utilise des cellules cancéreuses et les modifie génétiquement pour qu’elles expriment l’αGal.

Ces cellules servent ensuite à créer des lignées cellulaires pour une production de masse. Elles sont irradiées pour éviter qu’elles ne puissent engendrer des cancers chez les patients et le vaccin ainsi obtenu est administré par injection sous-cutanée. L’injection initie un processus de rejet hyperaigu au cours duquel les cellules sont attaquées par le système immunitaire. Après 48 heures, la quasi-totalité des cellules cancéreuses étrangères sont détruites.

Le système immunitaire apprend et se souvient. Le patient acquière une nouvelle réaction immunitaire qui compte de nouveaux anticorps, de nouveaux lymphocytes T et de nouveaux éosinophiles — un type de cellules immunitaires qui se spécialise dans la lutte contre les infections parasitaires. Le résultat est un nouveau type d’immunothérapie qui génère une réponse immunitaire triple.

La formation de nouveaux éosinophiles de lutte contre le cancer est un résultat que seule la technologie de vaccination NEWLINK a permis d’obtenir. Grâce à elle, les cellules cancéreuses sont considérées comme des parasites par ce composant du système immunitaire.

Les parasites appartiennent à une classe de cellules complexes, appelée eucaryote qui, du point de vue du système immunitaire, exprime de grandes quantités de protéines étrangères et supprime la réponse immunitaire à sa présence afin de survivre. Les cellules cancéreuses sont également eucariotiques, elles expriment des protéines anormales et bloquent la capacité du système immunitaire à les détruire.

Contrairement à un vaccin, qui crée une réponse à un antigène unique, l’utilisation de cellules entières présente au système immunitaire toute une série d’antigènes associés à une tumeur. On augmente ainsi la probabilité de générer une réponse forte à de nombreux antigènes présents dans les cellules cancéreuses d’un patient. Le résultat, c’est un système immunitaire en éveil, avec la capacité nouvelle de détruire des cellules mutantes cancéreuses.

De plus, ces lignées cellulaires peuvent être produites en masse puis stockées pour un usage ultérieur. Elles peuvent être congelées et conservées pendant longtemps et des doses peuvent être produites pour une fraction du coût d’autres immunothérapies de type Provenge.

[NDLR : Pour en savoir plus sur NEWLINK, ses possibilités et de nombreuses autres opportunités d’investissements, continuez votre lecture…]

Première publication dans le Billet du Trader le 30/01/2013.

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