Il faudra être rigoureux dans la sélection de valeurs au second semestre

Rédigé le 5 septembre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

La dernière vague de publications semestrielles a encore démontré sa résilience en dépit d’un environnement économique et financier dégradé. Je ne vous fais pas de dessin, je pense que vous savez de quoi je parle… Certes, cette résistance ne s’est pas vérifiée sur les marchés financiers, l’indice CAC Small, regroupant plus de 200 PME françaises, a reculé de près de 10% au mois d’août 2012. Mais cette performance est à relativiser puisque les volumes traités sur les marchés boursiers français n’ont jamais été aussi faibles depuis plus de 10 ans. Par ailleurs, il faut regarder sur le long terme pour percevoir leur réelle surperformance…

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La résistance est en marche

Revenons à nos moutons. Malgré un deuxième trimestre 2012 plus compliqué, les petites et moyennes valeurs n’ont pas publié des résultats semestriels en totale rupture avec les précédents, tant en termes d’activités que de rentabilité.

Les patrons de PME ont donc remué ciel et terre pour motiver leurs équipes afin de maintenir l’activité malgré de sévères coupes de budget dans plusieurs secteurs. Certains chefs d’entreprise ont également mis à profit le contexte pour opérer des opérations de croissance externe pour les aider à préserver leur chiffre d’affaires dans un contexte de croissance organique plutôt faible. Il ne faut pas pour autant se voiler la face : d’autres dirigeants ont restructuré des pans de leur activité pour protéger leur rentabilité.

Pour finir, un dernier point que j’apprécie : les sociétés moyennes sont de plus en plus en phase avec la réglementation sur la communication financière et font preuve de transparence. Comme vous le disait Eric Lewin, dernièrement, elles arrivent dorénavant en grande majorité à publier leurs comptes intermédiaires dans le délai imparti de 60 jours après la clôture du semestre.

Les dirigeants n’ont pas la tête sous l’eau

Pour autant, il est clair que l’avenir ne s’annonce pas très rose – mais tout n’est pas noir non plus.

En effet, mes différentes rencontres avec les dirigeants de sociétés m’ont permis de comprendre que la visibilité sur la deuxième partie de l’année 2012, au regard des conditions économiques, était réduite sans pour autant être catastrophique. Le discours de la société EUROFINS SCIENTIFIC (FR0000038259), une mid cap spécialisée dans les services d’analyses aux entreprises, qui a relevé deux fois ses objectifs d’activité au cours de l’année 2012, en est la parfaite illustration : « Les discussions avec les clients et les tendances de marché observées laissent entrevoir des perspectives raisonnablement positives à moyen terme en dépit de l’incertitude croissante en Europe », explique la direction de la société.

En termes d’opportunités sur le marché au cours du second semestre 2012, il faudra être très rigoureux dans la sélection des dossiers et identifier les bonnes fenêtres de tir. En effet, il ne faut pas se laisser berner par une forte croissance : en cas de chute brutale des marchés, les opérateurs reviendront aux fondamentaux, c’est-à-dire qu’ils regarderont le taux d’endettement de la société, sa présence à l’international, ses marges de manoeuvre sur les prix ou encore son positionnement sur le secteur. Cela tombe bien, Eric comme moi-même avons les mêmes critères et n’aimons pas les valeurs trop endettées par exemple.

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