L’an 1 des IBO, ces nouvelles obligations pour small caps

Rédigé le 21 novembre 2012 par | Apprendre la Bourse Imprimer

C’est la grande nouveauté de cette fin d’année : NYSE Euronext encourage vivement les petites et moyennes entreprises à lever des fonds sur les marchés financiers via le lancement d’emprunts obligataires.

Il faut comprendre qu’actuellement — et j’en fais l’expérience tous les jours au gré de mes pérégrinations avec les chefs d’entreprise –, les entreprises ont du mal à trouver de l’argent.

Primo, les banques sont toujours aussi frileuses et n’accordent des prêts qu’avec des garanties qui frisent parfois le scandale. Secundo, les entreprises qui ont de très faibles valorisations (surtout dans le monde des small caps) rechignent à pratiquer des augmentations de capital. Sauf dans certains cas comme récemment STENTYS (FR0010949404) ou encore GL EVENTS (FR0000066672) — mais ces deux levées de fonds répondaient à des besoins urgents et précis de développement.

Que faire alors quand vous avez besoin de cash frais ?
Nyse Euronext semble donc avoir trouvé la parade avec ces nouvelles obligations. Baptisée « IBO », pour Initial Bond Offering, cette émission obligataire doit porter sur un montant de minimum 5 millions d’euros pour Alternext et de 10 millions d’euros sur Euronext. Cette procédure oblige toutefois les entreprises à passer par une agence de notation pour valider l’opération.

Il est bien évident que l’entreprise doit être en bonne santé financière afin qu’il n’y ait pas trop de risques pour les épargnants. Mais ne vous attendez pas à ce que ce soient Moody’s, Standard & Poor’s ou encore Fitch qui notent les entreprises.

Ce sont plutôt des sociétés plus petites comme par exemple l’agence Scope Credit Rating, qui est tout de même l’agence de notation la plus importante en Europe avec un positionnement assez singulier : la notation d’entreprises, d’obligations, de fonds et de certificats… On ne s’occupe pas dans cet établissement de la note de l’Espagne et du Portugal.

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Si je vous parle de Scope Credit Rating, c’est parce qu’elle vient de noter une entreprise française, CAPELLI (FR0010127530) qui lance un emprunt obligataire grâce à l’IBO.

J’aurai l’occasion de revenir sur cette opération en détail jeudi prochain dans ma lettre Small Caps Confidentiel. Car de la même manière que vous le feriez pour investir sur une action, il est bien évident qu’il faut étudier à la loupe la société qui émet un IBO, ne pas lui accorder un blanc-seing sous prétexte qu’elle a été notée par une agence — les subprime et autres crises de dettes nous ayant montré la pertinence de leurs notations.

A priori, les obligations offertes seront de faible nominal. C’est-à-dire qu’il sera possible d’en acheter pour 100 euros par exemple, ce qui facilite la liquidité et intéressera aussi bien les institutionnels que les particuliers. Ca, c’est important pour que les particuliers puissent participer à ces opérations.

La prudence reste de mise
Je me rappelle qu’à l’époque d’EuroLand, nous émettions des obligations convertibles pour des sociétés de petite taille. Le problème est qu’acheter une seule obligation pouvait coûter 50 000 euros… Il y avait alors beaucoup d’inconvénients comme une faible liquidité quotidienne quand elle n’était pas nulle et surtout l’absence totale de particuliers.

Je ne peux donc que saluer l’initiative de NYSE Euronext même si, pour l’instant, je vous recommande d’être très prudent par principe. Il faut vraiment regarder les boîtes au cas par cas.

Je sais, pour avoir discuté avec des agences de communication financière ou encore des gérants, que de nombreuses sociétés réfléchiraient à une telle opération. Mais cela prend du temps avec une notation qui s’avère assez contraignante et surtout un road show qui entraîne une très importante débauche d’énergie.

Rendez-vous jeudi dans Small Caps Confidentiel pour tous les détails de l’opération CAPELLI suite à une longue réunion avec son dirigeant Christophe que j’ai la chance de connaître depuis très longtemps. De toute façon, ne vous inquiétez pas : vous avez jusqu’au 28 novembre pour passer vos ordres ; jeudi, nous ne serons que le 22 novembre… et vous aurez toutes les précisions.

Enfin, pour ceux que cela intéresse, je serai présent sur le stand des Publications Agora lors du Salon Actionaria les 23 et 24 novembre prochains. Voici le programme et voici de quoi télécharger votre invitation gratuite.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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