Petites valeurs : jouez les émergents avec HEURTEY PETROCHEM

Rédigé le 11 avril 2013 par | Big caps Imprimer

Avec ses 94 millions d’euros de capitalisation boursière, HEURTEY PETROCHEM (FR0010343186) est un petit acteur du secteur pétrolier. Cette société d’ingénierie pétrolière et gazière a tout de même une belle envergure internationale. Ainsi, 33% de son activité est réalisée en Europe/Russie, 23% en Asie/Inde/Océanie, 24% au Moyen-Orient et 20% en Amérique du Nord.

Suite à la publication des résultats annuels du groupe, j’ai eu l’occasion de déjeuner avec Dominique Henri et Jacques Moulin, respectivement président-directeur général et directeur général délégué d’HEURTEY PETROCHEM. Faisons le point.

Retour sur les résultats
2012 a été une année de légère croissance. Ainsi, le chiffre d’affaires s’établit à 348 millions d’euros, en légère hausse de 1% par rapport à l’exercice précédent. La rentabilité opérationnelle, quant à elle, a subi une légère dégradation passant de 3,7 à 3,4% tandis que la marge nette se contracte de 0,9 à 0,4%.

Il faut bien comprendre que cette dégradation de la rentabilité est due en grande partie à l’accroissement des charges de personnel lié à l’intégration en année pleine de la société Prosernat (acquise en avril 2011), ainsi qu’à la croissance des effectifs liée à la dynamique du carnet de commandes. Les charges de personnel passent ainsi dans le compte de résultat de 37,9 millions d’euros à 45,8 millions d’euros.

Sur le marché des changes, il y a toujours des occasions de profits…
… il suffit de savoir les détecter !

C’est probablement bien plus simple que vous le pensez et ça ne prend que 10 minutes par jour, comme vous le constaterez en continuant votre lecture…

 

Il est à noter que la société n’a toutefois pas modifié d’un iota sa politique de dividendes, maintenant en l’état son dividende à 0,55 euro par action. Certes, nous ne sommes qu’à un rendement de 2% mais cela montre que HEURTEY PETROCHEM demeure confiant en l’avenir. C’est d’ailleurs le message qui nous a été transmis lors du déjeuner consacrés aux résultats du groupe.

Un groupe dopé par les émergents
« Notre marché devrait rester bien orienté dans les 10 prochaines années avec une dizaine de nouvelles unités par an pour le raffinage via une demande croissante des pays émergents ». Le raffinage réalise toujours 54% du chiffre d’affaires devant l’hydrogène (20%), le gaz (18%) et la pétrochimie (8%).

Au 31 décembre 2012, les prises de commandes ont atteint 425 millions d’euros, soit une hausse de 32% par rapport à 2011. Parmi les principaux contrats finalisés l’an dernier figurent un contrat de 44 millions d’euros de raffinage à Abu Dhabi, ou encore un contrat de 80 millions d’euros, dans l’hydrogène et le raffinage, en Serbie. Citons également des projets de 61 millions d’euros au Venezuela, 15 millions d’euros en Inde ou encore 66 millions d’euros en Corée du Sud et de 5 millions d’euros en Afrique du Sud…

Pour 2013, forte de ce positionnement dans les pays émergents, la direction du groupe anticipe un chiffre d’affaires compris en 360 et 390 millions d’euros et une remontée des marges avec un consensus autour des 4% en opérationnel.

Quelles sont les perspectives ?
Détenue par IFP Investissements à plus de 37%, la société a un flottant estimé à plus de 57%. Mais ne me parlez pas d’opération financière sur le titre. Je n’y crois guère car l’IFP a un statut d’établissement public. Cependant, estimant que son titre « ne profiterait pas suffisamment du dynamisme des particuliers », l’état-major du groupe semble réfléchir sérieusement à changer de marché de cotation. « Nous réfléchissons à changer de marché et à passer d’Alternext à un autre marché pour donner plus de visibilité et plus de volumes au titre ».

En Bourse, l’action ne connaît pas un parcours des plus exceptionnels avec une perte de 3% en un an… Rien de grave toutefois pour un titre qui ne semble pas excessivement cher avec un PER de 11 ou une VE/ROC de 10. N’attendez pas pour autant de grands miracles boursiers dans les prochains mois mais plutôt un potentiel de hausse de l’ordre de 10% à 12%. Mais c’est tout de même un excellent vecteur pour jouer le dynamisme des pays émergents et les sociétés qui peuvent jouer ce rôle ne sont pas nombreuses à Paris…
[NDLR : Tous les mois, retrouvez les conseils, analyses et informations qu’Eric ne peut pas livrer au grand public… et profitez de son expertise en matière de petites valeurs ! Il suffit de cliquer…]

Mots clé : - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire