Groupe Open : une recovery qui se dessine

Rédigé le 19 septembre 2011 par | Big caps Imprimer

Gros plan sur GROUPE OPEN (FR0004050300 – OPN) l’une des 10 premières SSII françaises !

Tout d’abord, voici comment la SSII se structure. Son chiffre d’affaires est réparti entre l’ingénierie applicative (65%), les infrastructures (30%) ou encore le conseil (5%) et est diversifié sur différents secteurs. Ainsi, la banque-assurance pèse 33% de son CA, l’industrie 17%, les services 15% et les télécoms 13%. Ça, c’est pour la toile de fond. Penchons-nous sur les chiffres.

Deux années catastrophiques

Entre 2009 et 2010, la perte nette de GROUPE OPEN a dépassé les 20 millions d’euros (mero) en cumulé. La Bourse a très mal vécu cette période et a sanctionné l’action de -44% en trois ans. Les comptes ont été pénalisés par un vaste plan de restructuration avec, par exemple, la cession des activités non stratégiques en Grande-Bretagne, en Espagne et au Portugal. Voilà pour l’état des lieux. Maintenant, ce qui est intéressant, c’est de voir comment le groupe a commencé à se redresser.

Je connais très bien le co-président du groupe, Guy Mamou-Mani. Il est également président du Syntec, le syndicat de la profession informatique. L’homme est extrêmement chaleureux. C’est un réel optimiste — il fallait l’être, optimiste, ces dernières années, quand on regardait les comptes de Groupe Open ! — et un excellent communicant.

Depuis quelques mois, le groupe va beaucoup mieux avec un élément important à mes yeux : une décroissance organique qui ralentit à tel point que la tendance s’inverse ; le deuxième semestre devrait être positif en organique.

La décroissance a encore été de 1,9% au deuxième trimestre mais elle est à relativiser par les chiffres du passé. L’activité avait perdu 3,4% au premier trimestre et surtout 10% au quatrième trimestre 2010 et de 8,2% au troisième trimestre 2010.

Notez également que le taux journalier moyen (TJM), véritable baromètre dans la profession, a fortement remonté pour passer de 388 euros à 406 euros. Ce taux journaliser correspond au montant facturé au client d’une société informatique pour une journée de prestation. Plus le montant est élevé, plus la société fait des prestations à forte valeur ajoutée. Toute la problématique des SSII est de monter en gamme pour que le TJM soit le plus élevé possible.

Donc vous l’avez compris, le premier semestre a été plutôt bon pour le groupe qui a vu également une très nette amélioration de sa rentabilité. Ainsi, le résultat opérationnel courant a bondi de 69% pour atteindre 5,9 millions d’euros. Cela fait une marge opérationnelle qui passe en un an de 2,6% à 4,5%.

On est encore loin des objectifs 2013 de GROUPE OPEN qui sont de faire monter cette profitabilité à 8%. Mais c’est déjà un bon point. Le résultat net est repassé pour sa part dans le vert à 2,1 mero contre une perte nette de 1,4 mero.

Mais parlons un peu de ce plan 2013

Lorsque j’ai rencontré Guy Mamou-Mani, il y a quelques semaines, celui-ci mettait beaucoup l’accent sur ce plan, visant également à réaliser une croissance organique de 5% par an en moyenne. Ambitieux et optimiste, vous dis-je.

Car il reste encore quelques points noirs, comme l’international. Au T2, par exemple, la décroissance organique a atteint 32% sur l’international. Heureusement que cela ne représente que 10% de l’activité du groupe. Alors oui, la direction du groupe veut absolument retourner à la rentabilité sur ses activités internationales. Mais il y a encore de gros efforts à faire.

Et lorsqu’on regarde les effectifs du groupe, je remarque qu’ils sont simplement passés de 2 800 à 2 830, ce qui paraît insuffisant pour croître véritablement.

Il y a une vraie interrogation pour moi sur cette croissance organique à l’internationale ambitionnée par le groupe.

Pour ce qui est maintenant de la croissance externe… elle est clairement l’une des priorités. Le groupe veut récupérer rapidement 30 mero de chiffre d’affaires supplémentaires. Pourquoi pas : le gearing est assez faible, de l’ordre de 14% (cela veut dire tout simplement que pour 100 de capitaux propres, il y a 14 de dettes).

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Si vous voulez mon avis sur le dossier…

Eh bien, je pense que la valeur est assez bon marché avec des ratios attractifs comme une VE/CA de 0,2 ou encore une VE/EBITDA inférieur à 3.

Par contre, le marché n’est pas très animé (ce qui veut dire que le titre n’est pas très liquide).

Pensez à passer des ordres par petits blocs, à cours limité. Il y a eu seulement 40 000 titres échangés sur GROUPE OPEN en cinq séances, ce qui est assez faible quand on sait que l’action vaut 4,95 euros.

Je pense qu’il pourrait y avoir un potentiel de hausse de 20% sur le titre, mais le contexte boursier reste compliqué.

Première parution dans Small Caps Confidentiel le 15/09/2011.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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