De grands écarts surréalistes entre Prada et LVMH

Rédigé le 26 janvier 2016 par | Actions, Indices, sociétés et marchés Imprimer

La période des fêtes est traditionnellement une période faste pour l’industrie du luxe et l’horlogerie helvétique.

Mais le mois de décembre 2015 va faire figure d’exception avec des niveaux de ventes (-5,6% pour les montres) qui peuvent être qualifiés d’exécrables, notamment en Asie où les riches et ultra-riches semblent commencer à surveiller leurs dépenses, sur fond de dévaluation des devises locales (yuan, won, ringgit, bath…) et de lutte anti-corruption.

L’Amérique du sud est également sinistrée mais elle ne représente qu’une fraction marginale des ventes de produits de luxe.

Et comment réagissent boursièrement les géants du luxe à la contraction du marché chinois et l’effondrement du marché brésilien ?

Voilà des chiffres sur 12 mois qui donnent à réfléchir : Prada chute de -45%, Burberry’s de -35%, le géant helvète Richemont et le français Kering de -16% et LVMH de -2%.

Qu’est-ce qui vaut à LVMH une telle résilience ? Sans doute la branche champagne et spiritueux qui semble mieux résister que l’horlogerie.

Mais il n’y a pas de miracle, même dans le négoce du cognac, du whisky ou de la vodka puisque Pernod-Ricard perd -5% sur 12 mois et Rémy Cointreau -3,5%.

LVMH bénéficie donc d’une forme d’idolâtrie de la part des investisseurs… mais pour combien de temps encore ?

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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