Que nous dit Elliott sur le Gold ?

Rédigé le 8 février 2010 par | Matières Premières Imprimer

Le métal précieux continue à faire l’actualité ces dernières semaines. Par exemple, la Banque centrale russe a annoncé récemment que le pourcentage de ses réserves en or est passé de 1,7% à 5,1%. Par ailleurs, sur le seul mois de décembre, elle a acheté 800 000 onces d’or — un montant sans précédent pour un seul mois.

Eh bien nous allons voir cela en appliquant la théorie d’Elliott, puisque je vous avais promis, dans mon dernier billet sur Fibonnacci et Elliott, de passer de la théorie à la pratique…

Avant de commencer, un état des lieux graphique et mathématique s’impose

Pour appliquer les bases de la théorie elliottiste, regardons la situation technique pour les prochaines semaines sur ce graphique journalier.

Graphique du l'or

Nous allons décomposer les mouvements du métal précieux depuis le point bas majeur du 24 octobre 2008 à 681,50$.

Sur le plan graphique ces derniers mois, la tendance sur l’or reste haussière. La matière première a même plutôt bien résisté à la correction des indices ces dernières semaines, ne parvenant pas à enfoncer significativement son point bas du 22 décembre à 1 074$.

Sur le plan des indicateurs mathématiques, jusqu’à récemment la situation était un peu plus contrastée. Effectivement, comme nous pouvons le voir, le RSI à 14 jours était coiffé par une résistance oblique descendante proche des 50, zone de neutralité de l’indicateur. De toute évidence, cela laisserait théoriquement présager une poursuite de la correction. Sauf que le mouvement acheteur a été fort ces derniers jours ; remettant ainsi en cause la poursuite de la correction. Donc… à ce niveau, vous voyez qu’il est difficile de privilégier franchement un scénario.

Elliott est maintenant prêt à entrer en action

C’est là qu’intervient la théorie d’Elliott, pour nous donner les points qui confirmeraient ou invalideraient un des scénarios que nous avons esquissé sur les indicateurs mathématiques.

Depuis le point bas d’octobre 2008 jusqu’à février 2009, les cours dessinent une première vague d’impulsion qui s’inscrit dans un canal haussier. C’est la vague des initiés, le marché doute encore du mouvement qui se met en place. Les vagues correctives retracent donc de manière importante chaque vague impulsive à l’intérieur de ce mouvement et du canal qui se dessine. Ainsi, la première vague est retracée très fortement dans le canal, marquant un point bas à 699$ en novembre 2008.

Vient ensuite une forte accélération haussière au cours de la vague la plus puissante, la 3 de cette première vague, à l’intérieur de ce canal, retracé à 38,2% par la vague 4, le ratio idéal pour ce type de vague corrective, et enfin la vague 5 qui termine cette première vague.

Comme vous le voyez, chaque mouvement impulsif se décompose donc en 5 temps. Dans le cas précis de l’or, il s’agit de hausse puisque notre graphique nous présente une tendance haussière, suivi par un mouvement correctif (donc baissier) en 3 temps, notés a, b, et c. Sur le métal précieux, la vague 2 qui corrige la première vague d’impulsion, est assez courte, entre février et avril 2009, montrant la force des acheteurs.

Entre avril et décembre 2009, la vague 3 du mouvement en cours balaye progressivement les doutes des derniers sceptiques sur la nature haussière du mouvement en formation, dépassant le top de la première vague à 1 006$. Ce niveau est particulièrement important dans la théorie elliottiste. Correspondant à un top majeur et à une résistance, cela devient un support majeur quand il est dépassé, et il n’est pas possible de repasser en dessous au cours de la vague 4, c’est ce que l’on appelle l’overlap.

C’est une des règles les plus importantes dans la théorie elliottiste, et ce niveau majeur constitue bien souvent un point d’achat intéressant. Cependant, il ne faut pas être trop rigoriste sur celui-ci, et on peut considérer que tant que le niveau d’overlap n’est pas invalidé en clôture, il reste valable. Ce qui ferait 993$ sur notre graphique, et représenterait une marge pour positionner un stop pour le trader, par rapport au top des 1 006$.

La vague 3 a atteint son paroxysme en décembre dernier, avec un top à 1 226,85$, avant de corriger récemment au sein d’une vague 4.

C’est là que cela devient intéressant dans notre exemple. Si la première vague corrective A ne semble pas prêter à interprétation, la question de la B et de la C se pose un peu plus.

Différentes perspectives se dessinent

En fait, il existe 3 possibilités :

1. soit nous sommes encore dans la grande vague B, et nous sommes dans la c de celle-ci. Nous pourrions alors revenir échouer au niveau de la résistance des 1 162 $ avant une vague C ;

2. soit nous avons terminé la B le 11 janvier, et déjà débuté la C. Dans le cas le plus fréquent en Elliott, la C est égale à la vague A.

Regardez : ma vague A entre 1 226 et 1 074 a une « taille » de 152 points. Si j’estime que ma B s’achève à 1 162, je peux donc reporter la taille de celle-ci à partir de ce point haut, ce qui me donne une C théorique à 1 010$. Ce niveau est particulièrement intéressant, sachant que nous avons une zone de supports horizontaux à 1 026/1 006$, et qu’il se situe juste au-dessus du fameux overlap, à 1 006$, — à 4$ près. Enfin, il correspond à une ligne de tendance depuis avril. ;

3. Maintenant à vous de travailler : pour la prochaine fois, je vous laisse me donner la troisième possibilité dans le cadre de ce décompte. Passez vos commentaires sur le site du Billet du Trader Nous vérifierons cela ensemble la prochaine fois.

Bonne semaine et bons trades !

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Sebastien Duhamel
Sebastien Duhamel

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