Gérant small caps : « Je me casse d’Anevia ! »

Rédigé le 10 août 2017 par | Mid et Small Caps Imprimer

 « J’en ai ras-le-bol de ce dossier ! Depuis son introduction en Bourse, Anevia n’est qu’un chapelet de déceptions… Je me casse ! »

 Voilà, littéralement, ce que me disait un gérant spécialisé dans les small caps à propos d’Anevia (FR0011910652).  Un avis par ailleurs largement partagé par l’ensemble de l’écosystème boursier parisien, d’ailleurs.

Les investisseurs se désengagent

A leur décharge, le newsflow de cet éditeur de logiciels n’est, en effet, vraiment pas terrible, avec un CA semestriel en baisse de 7%, à 5,3 M€, une performance sous le coup des profondes difficultés qui secouent les pays du Golfe (OPEP) suite au conflit ouvert entre le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Par conséquent, Anevia, qui venait de renouer avec les bénéfices en 2016, après plus de 9 M€ de pertes cumulées sur les exercices 2014 et 2015, pourrait bien rebasculer dans le rouge cette année.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes, les opérateurs désertent le dossier : introduite en juin 2014 au cours de 12,13 €, l’action s’échange plus de 70% en-dessous, autour des 3 € pour une capitalisation de l’ordre de 12 M€. L’action cote même sous le prix de l’augmentation de capital réalisée à 4 € en février dernier !

Anevia: l’opération de la dernière chance ?

Quand on a perdu à ce point la confiance des investisseurs, il est très difficile de la récupérer…Mais la direction d’Anevia tente une opération séduction via une attribution gratuite de bons de souscription à raison de 1 BSA par action – avec un prix d’exercice fixé à 4,70 €. Mais cela sera-t-il suffisant? J’en doute. Restez à l’écart du dossier.

Mots clé : - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Un commentaire pour “Gérant small caps : « Je me casse d’Anevia ! »”

  1. Et bien, c’est du bashing digne de ce que l’on peut voir sur les forums boursorama.
    Oui, je suis désolé Eric, soit on publie un avis qu’il soit positif ou négatif, mais on ne balance pas des phrases aussi dures sans qu’elles ne soient vérifiables. On se croirait dans une cour de récré!
    Je caricature mais en gros, vous avez un copain gérant, qui vous dit cela, et hop c’est de l’info de premier plan.
    Je sais qu’il y a un fond sur anevia, qui a déjà manifesté son exaspération sur le cours de bourse, et qui normalement devrait bientôt sortir si ce n’est pas déjà fait (fond ISF scotché un moment).

    On ne va pas revenir sur le sujet du cours d’introduction vs le cours actuel, ceci a déjà été longuement commenté et à conduit à un changement de stratégie et de management en 2015 et depuis, le cours fluctue autour des 3€ dans des volumes assez faibles .

    En revanche, votre « analyse » élude quand même des côtés qui pourraient être considérés comme positifs sur le titre:
    -) Le steak de 8% pris par vitec en début d’année n’est pas le coup d’un spéculateur, mais bien un signe d’un intérêt porté sur anevia par d’autres acteurs du secteur de l’IPTV.
    -) La dernière publication du S1 2017 montre que le segment télécom reste en croissance de 18% et c’est justement dans ce segment que la marge est la plus importante. Certes, le segment entreprise perd beaucoup de terrain, mais vous l’avez rappelé, sous le coup des difficultés des pays du golfe, gros consommateurs des solutions d’anevia.
    -) Il y a un gérant qui se désengage, pas « des gérants »

    Vous avez choisi de voir le verre à moitié vide, j’ai une vision opposée: il est à moitié plein.

Laissez un commentaire