Gemalto rassure les marchés après un an difficile

Rédigé le 8 mars 2016 par | Big caps Imprimer

Il y a quasiment un an, le 23 mars pour être précis, Gemalto (NL0000400653) sortait du CAC 40. A l’époque, le directeur général du groupe, Olivier Piou, ne semblait pas mécontent de quitter l’indice. « Curieusement cela crée un environnement très improductif sous prétexte que vous devenez exemplaire » avait alors déclaré l’homme fort du groupe. Pour ma part, je m’en désolais, regrettant qu’une valeur technologique quitte l’indice.

Depuis, et même si le titre a suivi la tendance du CaC40, il a plus durement chuté dans le creux, perdant jusqu’à 35% depuis sa sortie de l’indice, quand le CAC40 ne perdait, au pire que 22%.

comparaison Gemalto et CAC40

Il faut dire que le groupe a connu quelques difficultés en 2015 ; son premier semestre et son troisième trimestre 2015 ont été décevants. Heureusement que le groupe s’en sort bien sur son exercice complet : suite à cette publication, vendredi 4 mars, le titre a ouvert en gap haussier, s’envolant de +13%.

160308_Gemalto

 

Gemalto a donc rassuré  la communauté financière avec un résultat opérationnel en progression de +10% à 423 M€, complètement conforme aux guidances, avec une marge brute qui a stagné (à 39% tout de même, ne faisons pas la fine bouche trop longtemps) et qu’il compte augmenter de 1,5 point en 2016, en réduisant un peu ses investissements aux Etats-Unis notamment.

Le groupe a bénéficié de la contribution de Safenet, le spécialiste de protection des données de logiciels ; grâce à cette fusion, le pôle Paiement et Identité devient la première activité du groupe avec près de 60% des ventes… Quel bouleversement stratégique ! Il y a 10 ans encore, cette division ne contribuait qu’à 36% des ventes.

Aux cours actuels,  et en tenant compte de son envolée de ces dernières séances, le titre me semble correctement évalué avec un PER de 15 et une Ve/ebitda de 10…  Il y a tout de même un élément à ne pas négliger quand on s’intéresse au dossier : le capital de la société est très atomisé avec un flottant de l’ordre de 80% et un premier actionnaire, la famille Quandt, qui détient 10,5% du capital aux  côtés de BPI France (8,5%). Il ne serait pas trop compliqué, pour un prédateur, de faire une offre attrayante et de convaincre ces deux actionnaires.

Bons investissements !

Eric

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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