Frédéric Sebag : « Nous visons une forte hausse de notre marge opérationnelle »

Rédigé le 7 octobre 2014 par | Actions, Indices, sociétés et marchés, Interviews, Mid et Small Caps Imprimer

frederic_sebag_pays_drEric Lewin & Frédéric Sebag, coprésident de Groupe Open (FR0004050300)

Groupe Open est ma madeleine de Proust. C’est l’une des premières small caps dont j’ai rencontré la direction, il y a de ça près de 15 ans. A l’époque, je m’étais d’abord entretenu avec Guy Mamou-Mani, coprésident du groupe. Et, en mars dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer Frédéric Sebag lors du Spring campus organisé par l’association CroissancePlus. Promesse fut faite de se revoir d’ici quelques mois. Et c’est ce que nous avons fait après la publication des résultats semestriels du groupe.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et sur la création de Groupe Open ?

Jeune ingénieur commercial dans une petite société de services informatiques, j’ai lancé mon aventure entrepreneuriale sur ce créneau. La création d’Open Technologie en 1989 visait notamment à répondre aux besoins d’expertise lié à l’émergence d’une alternative technologique majeure, celle d’UNIX – ce système d’exploitation multitâche et multi-utilisateur créé en 1969. Nous sommes devenus Open en 2010 après l’intégration des sociétés Teamlog et Sylis à nos activités de services.

Groupe Open se veut au coeur de la transformation numérique. Pouvez-vous revenir sur cette stratégie ?

Dès le départ, nous avons bâti notre stratégie sur notre capacité à accompagner nos clients dans leur transformation industrielle et numérique. Pour être clair, la transformation numérique traite de l’évolution des usages et des équipements des individus en entreprise. Par exemple, la question de la mobilité se fait depuis 2011 de plus en plus prégnante. De même, le marché des SMACS (Social-Mobile-Analytics-Cloud-Security) devrait progresser de 20% cette année et atteindre les 4,9 milliards d’euros. C’est là que les gisements de croissance sont pour nous les plus importants.

Nous les avons clairement identifiés et parfaitement intégrés à notre stratégie. Notre plan stratégique s’achèvera fin 2015 avec un succès fort de notre modèle matérialisé par la performance de nos indicateurs.

Le secteur est en pleine concentration. En témoignent les dernières fusions de Sopra/Steria et de Bull/Atos. N’êtes-vous pas tenté vous-même d’en faire autant ? Avez-vous des velléités de vente ou préférez-vous rester dans une logique conquérante ?

Même s’il est vrai que nous pouvons constituer une cible intéressante, nous préférons pour l’heure nous concentrer sur notre développement. Cela d’autant que nous disposons de capacités et d’opportunités qui nous permettent d’entrevoir des perspectives attrayantes pour les prochaines années. Nous sommes d’ailleurs dans une phase de développement intense, comme l’attestent les résultats de notre premier semestre. En effet, nous avons réussi à faire passer notre marge opérationnelle courante de 2,7% à 3,6%. Nous tâchons de poursuivre sur cette lancée et nous visons une forte augmentation de notre marge opérationnelle à moyen terme, avec notamment un programme de rationalisation rigoureux visant à adapter nos coûts de structure et surtout à éliminer nos derniers foyers de perte.

Vous avez été présent de longues années dans le football en tant que président du Tours Football Club. Que vous a apporté cette expérience ? Y a-t-il une logique similaire dans la gestion d’une entreprise et celle d’un club de foot ?

Tous les types de management et de compétition sont en général riches d’enseignements, et le football l’est tout particulièrement. Il aborde toutes les dimensions de la vie personnelle et professionnelle (le sport de haut niveau, le public, la collectivité, la permanence des médias, l’entreprise, les instances de régulation…) dans un contexte d’émotions uniques. J’y ai donc beaucoup appris et, bien sûr, beaucoup souffert.

Le football est quand même une activité assez chronophage mais je ne regrette pas cette incursion.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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