Inscrivez-vous gratuitement à La Bourse au quotidien


France : en vin des bonnes nouvelles.

Rédigé le 18 avril 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Enfin de bonnes nouvelles, et des vraies concernant la France ! In vino veritas (et in vino fortunas) en quelque sorte pour l’Hexagone qui conserve et conforte sa place de N°1 mondial des exportateurs de vin en valeur avec 8,2 Mds€ pour 14 millions d’hectolitres vendus à l’étranger.

La France est encore le premier exportateur de vin

L’Espagne demeure l’indétrônable leader mondial en volumes avec 24 millions d’hectolitres. Mais ces volumes représentent seulement 2,6 Mds€ de valeur à l’export.

L’Italie, avec 16% de volume en moins, représente un chiffre d’affaires de plus du double de l’Espagne à 5,3 Mds€.

Ainsi, la France, l’Italie et l’Espagne représentent 16,1 Mds€ sur les 28,3 Mds€ de vins vendus dans le monde en 2015 (16 Mds€, c’était la taille du marché mondial 10 ans auparavant).

En volume, la barre des 100 millions d’hectolitres à l’export (sur 205 millions produits) a été franchie pour la première fois l’an passé. 30% de ce total est consommé par les Américains (servir un verre de rouge à l’apéritif est plus chic qu’un whisky, un porto ou un mojito).

Les États-Unis, premier consommateur de vin

Avec 30 millions d’hectolitres consommés, les États-Unis restent loin devant la France et l’Italie (N°2 et N°3), puis l’Angleterre, qui talonne la France en valeur, car la City consomme à un rythme effréné les Grands crus classés les plus onéreux.

La Chine importe et consomme de plus en plus de vin

La Chine a déboulé en force dans le Top 10 il y a 5 ans et gravit un échelon supplémentaire chaque année, avec des importations qui ont bondi de plus de 160% entre 2009 et 2014. La consommation y est en progression de près de 70%, et elle devrait s’accroître encore de +25% entre 2015 et 2018.

Mais en Chine, comme j’ai pu le constater sur place, hors achats de Prestige concernant essentiellement les vins français et californiens (prisés par les résidents hongkongais), nos producteurs ont du souci à se faire face aux viticulteurs australiens qui font deux vendanges par an (eh oui !), qui produisent des crus de qualité régulière (grâce à l’arrosage, légal en Australie) et qui exportent de vins faciles (par opposition aux assemblages complexes européens) et à des tarifs abordables pour la clientèle chinoise… Sans oublier les étiquettes intégralement traduites en mandarin !

La taille des vignobles

La taille du vignoble chinois vient de dépasser en 2015 celui de la France avec 800 000 hectares contre 792 000 pour la France qui continue d’arracher de la vigne (pour privilégier la qualité)… sans oublier les Grands crus français acquis à coup de centaines de millions d’euros.

Les Chinois apprécient en particulier le Cabernet, le Merlot, le Syrah… et les Australiens les embouteillent tels que, sans les combiner pour équilibrer le bouquet.

Mots clé : - - - - - - -

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Laissez un commentaire