Retour sur les objectifs de MAKHEIA GROUP

Rédigé le 12 juillet 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Vous avez entendu parler de la chute d’IPSEN dernièrement.

Quel impact cela aura-t-il sur les biotechs ? Comment trier le bon grain de l’ivraie ? Comment sélectionner les meilleures biotechs de la cote et les intégrer à votre PEA ? Les réponses sont ici.

Vous savez que j’aime voir et revoir les chefs d’entreprise afin de créer un contact privilégié avec eux. C’est dans cette optique que j’ai revu Edouard Rencker, P-DG de MAKHEIA GROUP (FR0000072993), un peu plus d’un an après ma précédente analyse de fin avril 2011. Le groupe démarrait alors sa recovery. Il cotait autour de 1,60/1,80 euro et s’est envolé en juillet, avant de se stabiliser. Il a pris quand même 30% depuis mon analyse.

MAKHEIA GROUP (FR0000072993)
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Un an après, où en est-il ?

Petit rappel.

MAKHEIA GROUP est le premier groupe français dans la création de contenus. « Nous permettons aux entreprises de dynamiser leurs relations avec leurs clients, leurs collaborateurs ou leurs actionnaires »m’explique le P-DG (qui a commencé sa carrière comme journaliste avant de bifurquer, il y a plus de vingt-cinq ans, dans les contenus).

Pour rappel, MAKHEIA GROUP est organisé autour de trois entités :

  • primo Sequoia (50% de la marge brute) autour de la communication corporate et financière avec des clients prestigieux comme PSA, CLUB MED ou encore ALSTOM. « Nous avons 70% des entreprises du CAC 40 pour lesquelles nous faisons par exemple des rapports annuels » ;
  • Secundo Makheia Affinity (33% de la marge brute) autour des contenus marketing, notamment dans le luxe, l’industrie ou encore l’automobile ;
  • Tertio les contenus digitaux (17% de la marge brute) avec la récente acquisition par exemple de La Forme, une agence spécialisée dans les applications tactiles et mobiles mais également les contenus vidéo innovants. Elle vient notamment de signer avec Paprec Group, le spécialiste du recyclage, pour la création de sa stratégie digitale et Internet. « Nous voulons très rapidement que cette division représente 25% de la marge brute et 50% à horizon 2014-2015 ». Dans ce secteur on raisonne en effet avec cet indicateur plutôt qu’avec le chiffre d’affaires. L’an dernier, la marge brute a atteint 16,3 millions d’euros. « Le début d’année est difficile avec de nombreux budgets en attente. (…) Il ne faut pas s’attendre à de grands miracles en termes d’activité cette année » poursuit le dirigeant du groupe. Autant dire qu’on peut tabler sur une stabilité de l’activité de MAKHEIA GROUP cette année.

Mais le groupe ne se focalise pas que sur son activité mais aussi sur l’amélioration de sa rentabilité : « Nous visons une amélioration de notre rentabilité qui doit tendre vers la norme sectorielle de 15% à moyen terme » me disait Edouard Rencker en avril 2011. Si, l’an dernier, le résultat net a reculé de 35% à 0,5 million d’euros, les efforts passés devraient porter leurs fruits cette année. La baisse des charges salariales et des charges externes de 2011 devraient donc permettre d’améliorer la rentabilité sur 2012.

Cela n’empêche pas MAKHEIA GROUP de poursuivre sa croissance externe avec d’ores et déjà, en juin dernier, l’acquisition de l’agence Teymour Corporate, spécialisée dans la communication corporate. La situation financière du groupe reste relativement saine avec notamment un gearing négatif (contre de 25% précédemment). C’est-à-dire que la société est en situation de trésorerie positive et peut se permettre de poursuivre ses emplettes.

Edouard Rencker me disait également l’an dernier ne pas exclure « une augmentation de capital de l’ordre de 1 million d’euros ». MAKHEIA GROUP a en effet vu évoluer son tour de table depuis plus d’un an suite à des AK et des reclassements de participation. C’est ainsi qu’aux côtés d’Edouard Rencker (qui a 20% des actions) figure l’une de ses salariés avec 8% mais également BNP PE avec 17,2% du capital et Nexstage, un autre FCPI, avec 10% du capital. En fait, le vrai flottant ressort à 20%, ce qui représente à peine 2,6 millions d’euros disponibles en Bourse puisque la capitalisation actuelle est de 12,9 millions d’euros.

A ma question sur la nécessité d’être coté, Edouard Rencker m’indique que cela crédibilise la société face à ses clients. Mais la frustration se lit quand même dans ses propos alors que la société vaut actuellement 80% de sa marge brute et que, dans le secteur, des transactions à 1,2 fois la marge ne semblent pas scandaleuses. « Mais nous avons d’autres choses à faire comme accélérer notre présence dans le digital ou encore améliorer notre rentabilité avant de réfléchir à notre présence en Bourse » m’indique-t-il avec un large sourire, avant de me dire : « A propos savez-vous ce que veut dire MAKHEIA en grec ? L’art du combat ». Tout un symbole…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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