DIAGNOSTIC MEDICAL : suite du feuilleton

Rédigé le 14 juin 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

« Vous auriez dû m’appeler au moment du lancement de cette augmentation de capital. Je vous aurais expliqué le bien fondé de cette opération que vous avez critiquée sur votre site. » C’est par ces mots, empreints quand même d’une pointe de courtoisie, que Jean-Paul Ansel, P-DG de DIAGNOSTIC MEDICAL (FR0000063224), m’a accueilli au téléphone lors de notre conversation programmée de longue date. Rassurez-vous, il n’y a pas eu de joute verbale entre nous et nous avons pratiqué le parler vrai.

A l’époque de l’augmentation de capital lancée en mai dernier et annoncée en avril, j’avais vivement critiqué les conditions de cette opération qui conduisait, pour l’actionnaire, ni plus ni moins à une méga-dilution de l’ordre de 45%. En effet, je ne m’attendais pas à une telle situation quand j’ai rencontré le dirigeant du groupe en mai 2011. L’action valait alors 0,37 euro et, prédisant une amélioration de ses résultats pour la fin 2011 assortie d’un équilibre en fin d’année, le P-DG semblait plutôt confiant.

Or, DMS a perdu l’an dernier 2,3 millions d’euros – soit une perte de 1,1 million d’euros au premier semestre et de 1,2 million d’euros au second. L’équilibre attendu en fin d’année n’a pas eu lieu, ce qui n’est pas une critique de ma part mais un simple constat. Je note toutefois une réelle amélioration par rapport à la perte nette de 5,7 millions d’euros de l’exercice 2010.

Une AK nécessaire…

Revenons donc sur les circonstances de cette augmentation de capital à la lumière de ce que le P-DG m’a expliqué. Jean-Paul Ansel n’avait pas le choix : « Pour financer notre développement ou, si vous préférez notre BFR, il nous fallait du cash rapidement. Or, le cash lié à l’exercice des bons de souscription était quasi-nul en raison du prix d’exercice de l’action de 0,30 euro. De plus, on ne peut pas dire qu’actuellement, les banques en général soient très prêteuses. Il me fallait donc vite une solution pour pouvoir soutenir notre forte croissance. » D’où le choix de cette importante levée de fonds…

Il est vrai que depuis l’arrivée de Jean-Paul Ansel, DIAGNOSTIC MEDICAL s’est sensiblement développée. Je vous avais d’ailleurs dit, en janvier, que j’avais confiance dans le dossier – je n’ai critiqué que cette levée de fonds, dilutive. Le chiffre d’affaires, par exemple, a progressé de 17% l’an dernier à 21,3 millions d’euros. L’activité, quant à elle, a grimpé de 40% au premier trimestre avec notamment une forte augmentation des commandes de tables de radiologie en Russie. « Ces commandes émanent du ministère de la santé russe car le pays souffre d’un déficit chronique en appareils de ce type » précise Jean-Paul Ansel, dont les produits vedettes du groupe demeurent ses tables de radiologie et son ostéodensitomètre Stratos dR.

D’après ce que j’ai pu comprendre à demi-mot, il est extrêmement difficile d’escompter actuellement des traites sur la Russie qui, bien que faisant partie des BRICS, souffre d’une image sulfureuse…

… qui a contribué à renouveler l’actionnariat

Quoiqu’il en soit, l’augmentation de capital a radicalement redessiné le tour de table de la société. En mai 2011, je vous avouais qu’aucun actionnaire ne dépassait les 2% du capital… Cela a bien changé. La société de droit britannique Boussard & Gavaudan Asset Management détient désormais 19,3% du capital devant le P-DG Jean-Paul Ansel et ses 7%.

Le flottant représente environ 72,7% du capital, compte tenu de quelques titres dans les mains d’autres salariés du groupe. Reste à se demander combien de temps Boussard & Gavaudan restera dans le capital. Le fonds est plus connu pour ses coups financiers que pour sa volonté de rester des années au capital des entreprises. D’ailleurs, il n’a pas demandé sa nomination comme administrateur ou membre du directoire…

Mon avis

Le salut du groupe passe par un retour aux profits. « 2012 sera une année de transition avec un fort développement commercial, mais je suis incapable de vous dire si nous serons bénéficiaires sur l’ensemble de l’année » m’indique Jean-Paul Ansel avant de prendre congé avec moi. Après tout, chat échaudé craint l’eau froide…

Il ne serait, à mon sens, pas très malin de vous conseiller de conserver vos titres acquis. Pourtant, il y a déjà eu tellement de casse sur ce dossier qu’il serait dommage de se couper un bras maintenant. Attendons donc fin juillet les résultats semestriels… Peut-être qu’une bonne surprise finira par arriver.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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2 commentaires pour “DIAGNOSTIC MEDICAL : suite du feuilleton”

  1. […] ai également parlé, il y a quelques semaines, pour expliquer l’augmentation de capital réalisée par DMS (FR0000063224) qui a surpris beaucoup de monde tant elle était inattendue. (Vu la dégringolade du titre, on peut […]

  2. […] Le pari de Jean-Paul Ansel, le P-DG du groupe, est en train de se matérialiser. Mais attention, on ne jugera la société que sur sa marge brute et donc sur ses résultats semestriels puis annuels. J’attends toutefois une progression de l’action aujourd’hui. […]

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