Le FMI veut acculer la Grèce à rejeter un accord

Rédigé le 25 juin 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Alexis Tsipras a bien compris le double jeu du FMI consistant à bloquer les négociations pour soit acculer  la Grèce à un défaut de paiement, soit mettre son gouvernement en porte à faux avec la majorité parlementaire et le peuple grec (et ainsi décrédibiliser Syriza qui a eu l’outrecuidance de critiquer l’attitude des créanciers).

Le premier ministre grec a bien mis en lumière le refus par le FMI d’accepter des « mesures compensatoires » alors que le Portugal ou l’Irlande n’avaient essuyé aucun refus et avait même au contraire bénéficié d’un plan d’assistance financière de l’UE et du FMI

Athènes, elle, se voit au contraire opposer l’exigence d’une hausse des recettes de la TVA et de coupes plus importantes dans les dépenses publiques par le FMI qui va ainsi au-delà des vœux de la plupart des créanciers.

Force est de constater que, si le FMI voudrait motiver le parlement grec à rejeter tout accord accepté par M. Tsipras , qu’il ne s’y prendrait pas autrement : le « sauvetage » de la Grèce (pour les 3 prochains mois) est loin d’être acquis… quoiqu’en pensent les marchés.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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