Fin de la zone euro ou rally de printemps ?

Rédigé le 28 mai 2012 par | Autres indices Imprimer

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 La sortie de la Grèce de la zone euro n’est plus exclue, à tel point que les indices européens semblent désormais avoir intégré cette possibilité – même s’il est difficile d’envisager de manière précise les conséquences d’un tel événement.

En même temps, au pied du mur, on peut aussi penser que les dirigeants européens trouveront une solution. Lundi dernier, l’OCDE a évoqué la solution des eurobonds, ce que souhaitent de plus en plus de pays, à commencer par la France. Si l’Allemagne y reste hostile, elle pourrait infléchir sa position dans les prochaines semaines/mois pour éviter le pire – ou au moins, laisser à la BCE la latitude de prendre des mesures « exceptionnelles ». Ces derniers jours, la recapitalisation de quatre banques grecques va d’ailleurs dans ce sens.

Mais l’important c’est que, désormais, c’est le scénario du pire – la sortie de la Grèce – qui fait consensus sur les marchés. Du coup, la moindre annonce positive sera vécue comme un soulagement par le marché.

Alors que l’indice de référence de la zone euro est revenu non loin de ses plus-bas de novembre 2011, nous pourrions donc, sur une petite impulsion positive, avoir un rally significatif sur l’ensemble de la zone euro.

Mais envisageons les deux scénarios et soyons prêt au pire comme au meilleur sur l’EuroStoxx 50. Voyons donc la situation technique de l’indice.

Graphique: Eurostoxx 50
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Le scénario du pire : la Grèce sort de la zone euro

Ce scénario du pire a déjà été largement anticipé par le marché qui a corrigé de près de 20% depuis mars.

Toutefois, techniquement, ce mouvement apparaît toujours comme une consolidation dans la précédente phase de progression entre septembre 2011 et mars 2012 : cette correction est moins violente qu’il n’y paraît, et surtout moins brutale et violente aussi que la dernière phase de hausse.

L’EuroStoxx 50 revient désormais s’appuyer sur une forte zone de support de court et moyen termes, la clé des prochains mois : la zone des 2 065/2 111 points.

Ce dernier niveau a servi d’appui ces derniers jours et correspond au comblement du gap haussier du 25 au 28 novembre 2011. Il reste donc pertinent.

Seule une cassure de la zone de support des 2 065 nous entraînerait dans une correction un peu plus profonde : nous toucherions alors les plus-bas de l’année dernière à 1 935 points, soit 5% de baisse, ce qui resterait donc assez limité.

Cela nous amène donc à notre second scénario.

Rebond violent dans le cas contraire, plusieurs éléments techniques vont dans ce sens

En prenant du recul par rapport au brouhaha de la crise de la Grèce, aux déclarations de nos dirigeants politiques et à la vue des éléments techniques, c’est le scénario qui m’apparaît le plus probable à court terme

En effet, en plus de la forte zone de support des 2 065/2 111 points, sur les indicateurs mathématiques, le RSI à 14 jours s’est appuyé sur une ligne de tendance ascendante en place depuis l’année dernière. L’indicateur est également en divergence haussière depuis ses plus-bas d’avril, ce qui montre un marché survendu à court terme, avec un potentiel de rebond conséquent pour les prochaines semaines.

Au-dessus des 2 065 points, on peut donc envisager un rebond violent qui piégera, comme souvent, le consensus ambiant et s’amplifiera au gré des rachats de positions vendeuses. Un tel mouvement permettrait de retracer 61,8% de la chute depuis mars et de revenir tester la zone de résistance horizontale des 2 440 points qui correspond également aux anciens plus-bas de mars et apparaît comme un objectif naturel pour les prochains mois.

Le marché n’ira donc pas forcément là où la majorité l’attend. Mais la volatilité devrait continuer à rester forte, ce qui nous ouvre de nombreuses opportunités de trades sur Turbos justement : une petite variation peut vous faire engranger des gains à deux ou trois chiffres !

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Sebastien Duhamel
Sebastien Duhamel

Un commentaire pour “Fin de la zone euro ou rally de printemps ?”

  1. merci pour cette excellent analyse !

    Cependant, je ne pense pas du tout que la sortie de la Grèce serait le scénario du pire… au contraire, ça serait le scénario du meilleur ! On aura un court sell-off voire une courte panique, puis certainement des actions à la hauteur des enjeux de la part de la BCE, de l’Eurogroupe voire de le FMI, créant la possibilité d’un fort rebond voire d’une reprise. Sans la Grèce, on pourra mieux vendre l’idée des Eurobonds aux Allemands, et les marchés apprécieront. Contrairement à la Grèce, les économies espagnoles et italiennes sont fondamentalement saines, la première a peu de dette et un Etat économe, mais un énorme déficit pour éteindre les ravages d’une bulle immobilière hors-controle. L’italie, au contraire, a peu de déficit et une dette héritée d’avant l’euro. Les deux pays pourront se reprendre, et ça sera peut-être bientôt le moment d’achêter l’indicie espagnol (après la purge complète des prix immobilière et le sauvetage complet du secteur bancaire).

    Si la Grèce reste dans l’euro, on verra par contre la tragédie continuer, l’austérité jusqu’à l’agonie, la peur et la gangèrene plutôt que le réveil et l’amputation salutaire…

    C’est juste mon avis, mais personnellement j’achête le sell-off suite à la sortie de la Grèce, et je shorte un pic d’euphorie quite à son mantine dans l’Euro…

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