Fin d’année difficile pour MANITOU

Rédigé le 6 décembre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

MANITOU (FR0000038606), le spécialiste dans la fabrication et la commercialisation d’engins de manutention destinés à la construction ou à l’industrie, rencontre un second semestre assez difficile. Produire, des nacelles élévatrices, des mini-pelles ou encore des chariots embarqués… voilà des activités bien cycliques qui expliquent pourquoi l’action a perdu près de 10% sur les douze derniers mois – et même 22% si l’on s’arrête aux six derniers mois.

Le problème ? Le groupe est encore trop européen. Il réalise ainsi plus de 70% de son activité sur le Vieux Continent, partie du monde qui ne brille plus par son dynamisme. Même s’il semble avoir bien résisté sur les neuf premiers mois, MANITOU accuse le coup… Certes, le chiffre d’affaires (CA) a progressé de 10% au troisième trimestre mais, sur l’ensemble du premier semestre, il augmentait de 20%. Il y a donc un sévère ralentissement, matérialisé par un carnet de commandes qui ne représente plus qu’à peine un mois de CA !

Pour 2013, les annonces laissent entrevoir un horizon assez terne. « Environnement extrêmement difficile à lire, niveau d’activité modéré au premier semestre avant du mieux au second »… Bref ce n’est pas tellement l’euphorie du côté de MANITOU qui a eu, comme beaucoup de valeurs cycliques, son classique profit warning… Le 19 juillet, le groupe a indiqué qu’il ne fera finalement pas 5,5% de marge sur l’exercice mais seulement 5%… Les semestriels publiés un mois plus tard ont montré une dégradation de la situation financière avec une dette nette passée, en six mois, de 86 millions d’euros à 147 millions d’euros… En cause, bien entendu, des stocks trop importants.

Vous le voyez les éléments financiers, sans être inquiétants, ne militent pas pour une progression de l’action… Mais peut-on encore sortir du dossier ? Je pense notamment à ceux qui sont encore collés – pour employer le terme de ceux qui sont perdants et qui n’ont pu vendre à temps. En fait, s’il n’y a pas de nouvelle dégradation de l’activité, l’action a un potentiel de progression d’au moins 10% avec un PER de 10 ou encore une VE/ROC de 9. Par contre, en cas de dégradation, ces ratios voleront en éclats car le PER tient compte en général du bénéfice anticipé en 2013… Pour l’instant, les experts tablent sur un résultat net de 45 millions d’euros. Mais, s’il y a un décalage par rapport à aux prévisions, le titre deviendra plus cher et donc moins intéressant. D’ailleurs, en cas de conjoncture morose, rien ne dit que ces 45 millions d’euros seront atteints…

Pour ma part, je préfère attendre les prochaines publications avant de regarder à nouveau le dossier. C’est-à-dire le 29 janvier prochain pour le chiffre d’affaires annuel… Ah, j’allais oublier de vous souligner que l’action offre un rendement de 2,6% actuellement. Il me semble que le dividende de 0,30 euro par action sera laissé en l’état… Mais on n’achète pas ce genre de titre pour son rendement ! Il faut jouer une amélioration probable du cycle économique… Et, de ce côté là, je manque d’arguments.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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