La Grèce est en vrai défaut ! (et pour l’instant, tout va bien)

Rédigé le 3 juillet 2015 par | Indices, sociétés et marchés, Matières Premières Imprimer

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF… transformé depuis 2 ans en MES) vient de déclarer officiellement vendredi la Grèce en défaut de paiement après son non-remboursement de 1,6 Mds€ au FMI.

Cela signifie que les clauses d’activation des CDS peuvent être invoquées pour obtenir les indemnités prévues dans ces contrats. Mais le FESF peut encore ne pas exiger de remboursement immédiat, sans toutefois  renoncer à ses créances.

Il faut savoir que le FESF est le plus gros créancier de la Grèce avec 144,6 Mds€... mais il réaffirme que le défaut grec « n’aucune influence sur la capacité de remboursement des détenteurs d’obligations ».

Reste à connaitre l’attitude de la BCE lundi en cas de victoire du « non » au référendum du weekend. Elle a avancé plus de 100 Mds€ aux banques grecques et la cessation de son soutien validerait une sortie de facto de la Grèce de l’Euro, avec le constat d’un défaut, cette fois-ci massif, du système bancaire grec, principal détenteur de dette hellénique.

Et dans ce cas, il faudrait redouter le déclenchement massif des CDS et sinistres majeurs chez les principaux détenteurs privés (banques, hedge funds, asset managers) qui ont joué le soutien indéfectible de la BCE.

C’est le véritable danger pour les marchés lundi !

Mots clé : - - - -

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Laissez un commentaire